Des garanties inégales en cas de licenciement à l'étranger

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Lorsqu'un salarié employé par la filiale de son entreprise est licencié, cette dernière doit assurer son rapatriement et lui procurer un emploi compatible avec ses fonctions précédentes. La maison mère peut aussi le licencier, auquel cas il a droit aux Assedic.

En revanche, si son employeur est une société locale de l'Espace économique européen (EEE), il dépend du système d'assurance-chômage du pays d'accueil. De retour en France, l'Assedic lui verse pendant trois mois les allocations pour le compte de la caisse étrangère. Autre cas de figure, le salarié travaille hors EEE. Il peut s'affilier à la Caisse de chômage des expatriés. En cas de licenciement, il pourra s'inscrire à l'ANPE pour toucher ses allocations chômage. S'il n'a pas cotisé, il n'aura droit qu'à l'allocation d'insertion puis, au bout d'un an, au RMI.

Pour vous convaincre de passer sous droit local, les DRH proposent des contrats locaux « plus ». « La maison mère s'assure par exemple que, sur place, la rémunération est au moins égale aux salaires nets pratiqués en France », constate Laurence Avram-Diday, avocate associée chez Ernst & Young Société d'avocats. Vous pouvez aussi obtenir une prime pour votre installation sur place ou pour les frais de scolarité des enfants. Voire la prise en charge partielle de vos cotisations à la Sécurité sociale des expatriés.