«J'ai négocié au mieux mon salaire»

©2006 20 minutes

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Quand on m'a proposé la direction de la filiale à Londres, je savais que je devrais signer un contrat local car c'est la politique maison, indique Ludovic Relandeau, vice-président et directeur de Mega International Limited. Je me suis alors renseigné auprès d'amis et de membres de ma famille vivant sur place pour me faire une idée du coût de la vie et négocier au mieux mon salaire avec la maison mère, même si c'est la filiale anglaise qui paie. J'ai tenu compte des loyers extrêmement élevés et des coûts de scolarité. Outre la prise en charge du déménagement, j'ai obtenu de mon employeur un prêt à taux préférentiel qui m'a servi à payer le dépôt de garantie à mon propriétaire. Comme lors de ma première expatriation à Boston, je ne cotise pas à la Sécurité sociale pour les expatriés car j'estime que les couvertures privées, même si elles sont plus chères, sont plus efficaces. Les frais de cette mutuelle privée sont entièrement payés par la boîte. Pour la retraite, j'ai préféré investir dans un fonds de pension anglais. Comparé à des expatriés « classiques », je me sens mieux intégré et surtout, je ne demande pas où l'on va m'envoyer dans deux ans. Je n'ai pas d'épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ma seule inquiétude, en cas de licenciement, est que je n'ai pas de clause de retour en France. Cependant, je ne doute pas de ma capacité à rebondir.