Les nouveaux modes de rémunération

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L'euro a franchi le seuil de 1,26 dollar vendredi à Londres, pour la première fois depuis près d'un an, au terme d'une semaine de mauvaises nouvelles pour le billet vert, couronnée par un regain des tensions avec l'Iran, selon des cambistes.
L'euro a franchi le seuil de 1,26 dollar vendredi à Londres, pour la première fois depuis près d'un an, au terme d'une semaine de mauvaises nouvelles pour le billet vert, couronnée par un regain des tensions avec l'Iran, selon des cambistes. — Philippe Desmazes AFP/Archives

Syndicats et partis de gauche ont beau s’en désoler,
le salaire n’est plus la forme souveraine de rémunération. En témoigne le projet de loi sur la participation, qui vient d’être adopté par l’Assemblée nationale. Augmentation n’est plus forcément synonyme de hausse de salaire. 20 Minutes vous aide à y voir plus clair.

■ La participation Obligatoire dans les entreprises de plus de 50 personnes. S’il y a des bénéfices, une partie est redistribuée aux salariés. Cet
argent est bloqué cinq ans.

■ L’intéressement est facultatif. Identique pour tous les salariés et inclus dans la fiche de paie, son montant dépend des critères fixés par l’entreprise.

■ Les primes : collectives ou individuelles, elles existent dans le public et le privé. Parfois, il s’agit d’une partie variable du salaire qui dépend du travail du salarié ou des résultats de sa société. Récemment, la Banque postale a mis en place
une prime définie par le salarié. Lors de son entretien
d’évaluation, ce dernier fixe son objectif annuel. Il est incité à placer la barre très haut, car s’il atteint un résultat sans se l’être fixé pour but, sa prime sera moins importante. Autre innovation, tout droit arrivée des Etats-Unis, le bonus indexé sur l’action de la société. Le groupe Suez doit s’y mettre bientôt : les salariés recevront un complément correspondant
à la valeur d’un paquet d’actions.

■ Les actions, elles peuvent être gratuites ou proposées à un prix spécial. Dans certains cas, le salarié bénéficie d’un délai pour se décider : il peut alors comparer le prix d’origine au cours du moment.
Mais ces stock-options sont réservées aux dirigeants
dans la vaste majorité des cas.

■ L’épargne salariale :  Le plan d’épargne entreprise (PEE) ou interentreprises (PEI) et le plan d’épargne retraite collectif (Perco) sont des enveloppes dans lesquelles vous pouvez verser salaire, intéressement, participation, primes, actions, etc. Une option
intéressante quand votre employeur participe. Toutefois, il faut être patient car, hormis quelques cas
prévus par laloi, les sommes sont bloquées cinq ans pour le PEE, et jusqu’à la retraite pour le Perco.

Sylvie Laidet