En 2022, embouteillages en vue pour les fêtes de mariage

NOCES Si la pandémie a repoussé bon nombre de projets d'unions pendant deux ans, l'heure est désormais venue de rattraper le temps perdu

J.P. pour 20 Minutes
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Face à une demande accrue de mariages, il peut être judicieux d'organiser le jour J en dehors des périodes les plus demandées.
Face à une demande accrue de mariages, il peut être judicieux d'organiser le jour J en dehors des périodes les plus demandées. — iStock / City Presse

Les professionnels sont optimistes : l'année 2022 s'annonce comme un bon cru pour les mariages. Il faut dire que la demande est particulièrement forte après deux années de restrictions sanitaires qui avaient refroidi les couples. Pour organiser l'événement de vos rêves, il faut alors s'y prendre vite et être éventuellement prêt à accepter quelques compromis.

Un report des demandes

D'ordinaire, plus de 200.000 mariages sont célébrés chaque année sur le territoire national. Mais c'était sans compter sur la pandémie de Covid-19, qui a limité les rassemblements privés pendant de longs mois. Entre les incertitudes de pouvoir accueillir sa famille, les restrictions sur le nombre d'invités et les soucis de santé, de nombreux couples ont préféré reporter le grand jour dans l'attente d'un contexte plus favorable.

Alors que l'Institut national de la statistique (Insee) recensait 224.000 unions en 2019, il n'en comptabilisait que 155.000 en 2020, en plein cœur de la crise sanitaire, avant que la situation ne revienne progressivement à la normale l'année suivante avec quelque 220.000 mariages célébrés en 2021. Mais se dire « oui » devant le maire et honorer l'événement ne vont pas forcément de pair, comme l'a expliqué Stéphane Seban, fondateur et organisateur du Salon du mariage, qui s'est tenu fin janvier à la porte de Versailles à Paris, à l'AFP : « seulement 30.000 à 40.000 unions ont été suivies d'une fête en 2020 ».

En semaine ou hors saison

Entre les couples qui ont décalé l'événement, ceux qui l'ont célébré a minima et souhaitent à présent lui donner un caractère magique, ou encore ceux qui ont décidé de se lancer dans l'aventure du mariage, le planning des professionnels s'annonce chargé. Bien entendu, tout dépend de votre région, de vos demandes et du type de prestataires recherchés, mais sachez que des embouteillages sont à redouter sur le chemin de vos noces. Bon nombre de mairies, églises et salles de réception sont en effet prises d'assaut. Pour mettre un maximum de chances de son côté, il faut alors être prêt à casser les codes.

En 2019, 60 % des mariages se sont déroulés pendant la période estivale, entre juin et septembre, selon l'Insee. Plutôt que de cibler les mois d'été, synonymes de très haute saison, pourquoi ne pas miser sur une période de l'année moins prisée ? C'est par exemple l'occasion de profiter du climat doux du printemps et de la rentrée scolaire, de préférer les magnifiques couleurs ocre et rouge de l'automne ou encore d'attendre le manteau blanc de l'hiver.

Toujours selon l'Insee, tandis qu'il y a une cinquantaine d'années, 68 % des mariages avaient lieu le samedi, le taux a atteint 82 % en 2019. Dès lors, il peut être judicieux de déroger à l'usage en célébrant le jour J en semaine. Les disponibilités des institutions et des professionnels n'en seront que plus grandes, moyennant un tarif bien plus bas. Et si vous craignez d'essuyer trop de refus de vos convives, optez pour un vendredi en présentant l'événement comme l'opportunité d'offrir à tout le monde un week-end prolongé.

Un coût réduit

Se marier en dehors de la saison estivale, et pourquoi pas en semaine, présente un réel intérêt en termes de coût. Les prestataires proposent bien souvent des offres plus avantageuses en période calme, afin de booster leur chiffre d'affaires. Si la robe de mariée et le costume de Monsieur ne sont en principe pas impactés, la salle de réception, le traiteur ou encore le photographe peuvent ainsi être négociés à un meilleur prix lorsque le jour J est programmé en mars avril ou à partir du mois d'octobre.

Bien que la facture varie en fonction d'une multitude de critères, on peut facilement tabler sur un minimum de 10 % d'économies et même parfois atteindre jusqu'à 40 % de rabais. D'autant plus que vous pourrez aisément mettre en concurrence les prestataires pour faire votre choix.