Assurance auto : Comment limiter la surprime imposée aux jeunes conducteurs

Argent La plupart des assureurs auto appliquent une sanction tarifaire aux novices. Voici quelques astuces pour réduire la facture

J. P. pour 20 Minutes
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Adolescent écoutant les instructions de son père pendant qu'il conduit
Adolescent écoutant les instructions de son père pendant qu'il conduit — iStock / City Presse

L’assurance automobile repose sur l’estimation du  risque d’accident. Or, d’après les statistiques, les 18-25 ans représentent près d’un quart des accidentés. Face aux chiffres implacables, les  assureurs prennent donc les devants en appliquant ce que l’on appelle une surprime, qui consiste à gonfler le prix à payer pour cette protection. À défaut de pouvoir échapper à cette sanction tarifaire, il est toutefois possible de l’atténuer.

Bien choisir son assureur

Dans la mesure où la surprime ne s’applique que si vous assurez votre propre véhicule, il peut être judicieux d’être simplement déclaré comme conducteur secondaire du véhicule de ses parents. Ceci dit, cette option implique elle aussi le paiement d’une surprime. Tout est donc affaire de calcul pour déterminer le choix le plus avantageux.
Sachez aussi que la multiplication des contrats chez un même assureur permet le plus souvent d’obtenir des  gestes commerciaux. Mieux vaut donc d’abord s’adresser à la compagnie qui vous protège déjà pour d’autres risques (habitation notamment) ou à celle de vos parents.

La conduite accompagnée

Parce qu’il permet de parcourir en moyenne 3000 km de façon encadrée, l’apprentissage en conduite accompagnée est pris en compte par les assureurs qui se montrent alors moins sévères dans le calcul de la surprime.

À condition de faire les bons choix, il est possible de limiter la surprime d'assurance automobile appliquée aux jeunes conducteurs.
À condition de faire les bons choix, il est possible de limiter la surprime d'assurance automobile appliquée aux jeunes conducteurs. - IStock / City Presse

Ainsi, un jeune conducteur ayant suivi cette formation anticipée et qui assure son propre véhicule (titulaire de la carte grise) paiera une surprime de 50 % la première année. Ce chiffre tombera à 25 % la seconde année, puis 12,5 % la troisième, avant que la surprime ne soit supprimée à partir de la quatrième année.
Bien plus pénalisé, un jeune en période probatoire devra supporter une surprime de 100 % la première année, puis de 50 % et 25 % les années suivantes.
Bon à savoir : ce barème s’applique aux nouveaux conducteurs ayant moins de trois ans de permis, ainsi qu’à ceux qui ont obtenu ce sésame depuis plus longtemps mais qui n’ont pas eu d’assurance auto depuis plus de trois ans.

Évitez les sinistres

Moins l’on a d’accidents, plus la facture baisse vite ! Vous pouvez en effet gagner un an par rapport à chaque tranche de surprime, sous réserve de ne pas avoir eu de sinistre impliquant votre responsabilité. Si tout se passe bien, vous pourrez donc dire adieu à la surprime dès la troisième année au lieu de la quatrième.

jeune automobiliste constatant les dégâts après un accrochage
jeune automobiliste constatant les dégâts après un accrochage - IStock / City Presse

En pratique, un accrochage est cependant vite arrivé, surtout quand on n’a pas beaucoup d’expérience ! Mieux vaut donc s’abstenir de déclarer à son assurance les petits pépins sans gravité quitte à prendre les éventuels frais de réparation à votre charge. Vous éviterez ainsi  les malus.

L’importance du modèle

La solution la moins chère ? Opter pour une voiture d’occasion de faible cylindrée qui n’est plus cotée et que vous assurerez au tiers et non tous risques (ce qui est bien suffisant pour une première voiture). Pour un modèle de plus de vingt ans, on peut descendre aux alentours de 25 € par mois, même avec la surprime.


Attention toutefois à prendre une assurance conducteur suffisamment solide pour couvrir les accidents graves. Passez votre chemin si l’indemnisation est en deçà d’un million d’euros. En cas d’utilisation intensive du véhicule, n’hésitez pas à prendre quelques options supplémentaires, comme le bris de glace ou l’incendie. Un pare-brise neuf coûtant quelque 300 €, un surplus d’assurance de 50 € par an peut se justifier.