Coronavirus : Les Français revoient leurs habitudes de consommation avec la pandémie

ARGENT La pandémie du Covid-19 a remis les besoins de consommation en perspective. Entre un pouvoir d’achat malmené et des aspirations à des habitudes plus responsables, les ménages cherchent à trouver un équilibre.

Agence pour 20 Minutes

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Face à un budget limité, les Français se recentrent sur l'essentiel.
Face à un budget limité, les Français se recentrent sur l'essentiel. — IStock / City Presse

Les stratégies financières des Français évoluent constamment. Et la crise sanitaire de 2020 a clairement poussé les ménages à revoir leurs priorités. D’après une enquête réalisée par Cofidis et L'ObSoCo durant l'été, 42 % des sondés déclarent vouloir consommer mieux, dont un tiers en se recentrant sur l’achat de produits jugés vraiment utiles. Les postes de dépenses prioritaires sont notamment identifiés comme l’alimentation, la santé, l’eau et l’électricité et l’aménagement du logement.

Il n’empêche, il n’est pas toujours facile d’adopter les bons réflexes lorsqu’on a un petit budget. Pour 79 % des personnes interrogées, une consommation responsable revient plus cher. Or, la pandémie du Covid-19 a été à l’origine d’une baisse de revenus pour un tiers des répondants, ce qui les contraint à se restreindre sur des postes de dépenses nécessaires ou essentiels.

Un équilibre à trouver

Pour concilier aspirations personnelles et restrictions budgétaires, les Français tentent de trouver un équilibre dans leurs choix de consommation. Dès lors, les grandes marques sont bannies des achats et les aliments peu chers privilégiés, tandis que les médicaments sont limités à ceux fournis sur prescription médicale et que les consultations spécialisées non prises en charge intégralement sont délaissées. Côté logement, l’aménagement l’emporte sur la simple décoration et 48 % des sondés envisagent de renoncer à des travaux de rénovation.

Pour financer leurs projets, les particuliers misent encore et toujours sur l’épargne, notamment pour les dépenses de santé (35 %) et celles nécessaires au quotidien (38 %), alors que le crédit à la consommation est mobilisé pour les investissements plus coûteux comme l’achat d’une nouvelle voiture.