Logement étudiant : La check-list pour bien s’installer

HABITAT Comment choisir ? Quel budget avoir en tête ? Et l’assurance ?

Julie Polizzi pour 20 Minutes

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Avant de signer votre premier bail à la légère, vous devez mûrement réfléchir à votre décision pour ne pas vous retrouver dans le rouge !
Avant de signer votre premier bail à la légère, vous devez mûrement réfléchir à votre décision pour ne pas vous retrouver dans le rouge ! — IStock / City Presse

Premier poste de dépenses, le choix du logement représente un casse-tête pour bon nombre d' étudiants au budget serré. Lâchés dans la jungle de la location, ils paient souvent cher leur inexpérience en regrettant leur choix après coup.

Voici quelques conseils pour ne pas se tromper.

Une calculatrice dans la tête

La recherche du toit idéal est une bonne occasion de s’initier, avant la rentrée, aux cours de gestion. En effet, vous devez avant tout établir votre budget par rapport à vos ressources disponibles, mais aussi en tenant compte de tous les frais que vous allez devoir supporter, y compris ceux des transports que vous devrez utiliser entre votre futur domicile et votre lieu d’étude.

Si votre enveloppe maximum est par exemple de 500 euros, visez des annonces affichées entre 400 et 450 euros, en veillant à vérifier quelles charges sont comprises. Si l'électricité et l’eau reviennent en général peu cher, la facture de chauffage peut en revanche faire exploser votre budget. Pour éviter cet écueil, vous pouvez évaluer le coût énergétique du studio que vous convoitez grâce à l’étiquette énergétique, aujourd’hui obligatoire sur les annonces immobilières, mais aussi en passant un coup de fil à l’ancien locataire.

L’assurance est de mise

N’oubliez pas non plus qu’il faudra assurer votre location au moyen d’un contrat multirisques habitation. La loi vous oblige à vous prémunir contre les éventuels dommages que vous pourriez causer au bien de votre bailleur. Que vous optiez pour un appartement vide ou meublé ou encore pour une colocation, il faudra lui remettre l’attestation d'assurance lors de la signature du bail, sauf si votre propriétaire préfère la souscrire à votre place, en contrepartie de votre remboursement.

Seuls les logements en foyers et les locations saisonnières échappent à cette obligation d’assurance. Ceci étant dit, dans la mesure où vous restez tout de même responsable des dégâts potentiels que vous pourriez provoquer dans votre studio, mieux vaut assurer vos arrières. Les compagnies d’assurances proposent des contrats peu onéreux (moins de 10 euros par mois) dédiés aux étudiants.

Des financements complémentaires

À l’heure d’établir votre budget, il est judicieux de faire le tour des aides financières qui pourraient gonfler votre enveloppe. En matière de logement, le premier réflexe doit être de vous tourner vers la Caisse des allocations familiales de votre département, afin de savoir si vous pouvez percevoir les fameuses APL. Ce terme générique recouvre toutefois trois types d’allocations. La plupart du temps, c’est l'allocation de logement sociale (ALS) qui pourra vous donner un coup de pouce, sauf si vous optez pour un foyer logement ou une résidence universitaire éligible à l’aide personnalisée au logement (la véritable APL) ou que vous êtes déjà parent ou marié (allocation de logement familiale). Dans tous les cas, il faudra respecter un plafond de ressources. Faites une simulation en ligne sur Caf.fr.

La majorité des bailleurs exige, par ailleurs, la présence d’un garant pour assumer d’éventuels impayés de loyer. Si la situation financière de vos parents ne s’y prête pas, sachez que vous pouvez passer par un système de cautionnement privé ou par le dispositif public Visale.

Les alternatives pas chères

Face à un parc locatif privé parfois exorbitant et des résidences universitaires bondées, d’autres options peuvent permettre de seloger à petit prix.