Budget: Anticiper les frais de la rentrée pour ne pas se mettre dans le rouge

ARGENT La rentrée est toujours délicate financièrement parlant. Entre des vacances dispendieuses, les fournitures scolaires à acheter et les impôts à payer, il est facile de faire exploser son budget

Julie Polizzi pour 20 Minutes

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Les frais incontournables de la rentrée imposent de gérer son budget de façon rigoureuse.
Les frais incontournables de la rentrée imposent de gérer son budget de façon rigoureuse. — IStock / City Presse

Avec les beaux jours, on peut être tenté de moins regarder à la dépense. Mais lorsque la rentrée de septembre arrive, c’est la douche froide. Dépassés par l’amoncellement de frais à régler, de nombreux ménages se retrouvent vite sous l’eau. Pour ne pas en faire partie, c’est en amont qu’il faut adopter les bons réflexes.

Savoir établir un budget

En matière financière, il n’y a pas de miracle : plus les ressources sont maigres, plus il faut les gérer de façon rigoureuse. Et pour cela, établir un budget est indispensable. Il faut en effet savoir quelles sont les dépenses impératives et celles qui peuvent être restreintes en cas de problème.

Pour y voir clair, il s’agit de prendre ses relevés de comptes sur quatre ou cinq mois lambda et noter tous ses frais obligatoires et réguliers dans un tableau : logement (loyer, électricité, téléphone, assurance…), transport, courses alimentaires, etc. Il faut ensuite les déduire de ses ressources (salaire et éventuelles aides) pour obtenir le reste disponible.

Avec ce bilan en main, un particulier saura alors s’il peut s’offrir des cours de guitare ou prendre un abonnement à la salle de sport. Attention toutefois, cette somme doit aussi permettre de faire face aux frais exceptionnels et imprévus.

Épargner pour les dépenses périodiques

Ce budget basique serait toutefois incomplet s’il ne prenait pas aussi en compte les frais qui viennent alourdir la facture une fois par an et notamment à la rentrée.
En tête de liste, on pense bien sûr aux impôts. Car si l'imposition sur le revenu est désormais en grande partie prélevée à la source, les taxes locales continuent d’être acquittées à l’automne.

Autre poste de dépenses à ne pas négliger : les frais scolaires. D’après une étude menée en 2018 par la Confédération syndicale des familles, ce budget est de moins de 200 euros pour un élève de primaire, contre environ 300 euros au collège et au moins 400 euros au lycée. Aux fournitures, il faut aussi souvent ajouter le coût des activités extrascolaires des enfants.

Pour ne pas se laisser surprendre par cette avalanche de factures qui tombent toutes en même temps, on peut se référer aux sommes déboursées l’année passée pour anticiper celles à venir et provisionner chaque mois le montant nécessaire. Et il ne faut pas oublier de l’ajouter à la liste des frais obligatoires de son budget mensuel.

Réagir vite en cas de problème

Ces diverses précautions permettent en grande partie d’anticiper les problèmes : si on sait par avance qu’on ne pourra pas faire face au coût de la rentrée, il faut prendre les devants. C’est ainsi l’heure de recentrer son budget sur l’essentiel et de veiller à bien le respecter. Histoire de limiter les frais bancaires, on peut également prendre rendez-vous avec son banquier afin de négocier un découvert autorisé plus important ou tenter de réduire les frais appliqués pour défaut de paiement.

En parallèle, on peut profiter de l’été pour faire le ménage dans ses placards et revendre tout ce qui ne nous sert plus dans des vide-greniers ou sur Internet. Ces quelques dizaines voire centaines d’euros facilement gagnées seront bien utiles pour financer les fournitures scolaires, par exemple.