La voiture électrique majoritaire en 2020 ?

SONDAGE Modulowatt a interrogé le public du salon sur ses attentes en termes de véhicules verts...

Mickaël Bosredon

— 

Volvo a présenté le 3 octobre 2010 son modèle électrique au Salon de l'auto.
Volvo a présenté le 3 octobre 2010 son modèle électrique au Salon de l'auto. — JPDN/SIPA

Elle a été la star du Mondial de l'automobile. Présentée comme la future alternative à la voiture individuelle thermique, la voiture électrique fait l'objet de toutes les attentions. Mais le grand public, qu'en pense-t-il? Modulowatt, qui présente au salon une solution de recharge électrique automatique et multi-véhicules, a réalisé une enquête exclusive pour 20 Minutes auprès de 536 visiteurs du Mondial.

Infrastructures et autonomie, les deux freins

Il en ressort que les usagers ne croient pas que le véhicule électrique s'imposera d'ici à cinq ans, mais à plus long terme. «Le grand public est conscient que la généralisation est liée au déploiement d'infrastructures adaptées. Néanmoins, les sondés sont tout de même deux tiers à estimer que le véhicule électrique se sera généralisé dans moins de dix ans», analyse Modulowatt.

L'autre frein reste l'autonomie du véhicule, la grande majorité des sondés souhaitant un véhicule qui puisse aller bien au-delà des 150 km, ce qui n'est pas vraiment le cas pour l'instant. «A l'heure où les véhicules Diesel affichent 1.000 km d'autonomie, il est logique d'attendre d'un électrique une autonomie supérieure ou égale à 200 km. Néanmoins, cette attente n'est pas corrélée avec l'usage actuel d'une voiture, 89% des sondés estimant parcourir moins de 100 km quotidiennement», note Modulowatt.

Preuve, malgré les craintes exprimées, de la «bonne volonté» du public envers l'électrique: 67% des sondés sont prêts à payer plus cher pour un véhicule électrique, dont 53% entre 1.000 et 2.500 euros. Le choix de l'électrique se ferait davantage sur un critère «écologique responsable» (70%) que grâce à une «incitation financière» (34%).