Essai Opel Mériva 2: la star s'embourgeoise

AUTO La nouvelle Opel Mériva 2 débarque...

Alexandre Bataille

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 La nouvelle Opel Mériva 2
 La nouvelle Opel Mériva 2 — Caradisiac

Opel réinvente son best-seller. Plus grand, plus « flexible » mais aussi plus cher le nouveau Meriva boxe désormais dans une catégorie supérieure. Attendu, le pionnier de la catégorie a choisi de se démarquer avec l’intégration de portes antagonistes. Suffisant ?

  • Note de la rédaction: 13,6/20
  • Bonus écologique :100 €
  • Taux d’émission de la version la plus ecologique : 119g
  • Début de commercialisation : Mars 2010

A son arrivée en 2003, le Meriva initiait alors le segment des petits monospaces. Son gabarit réduit, sa modularité bien pensée ses prix ajustés ont séduit plus d’un million d’automobiliste. Un succès commercial inattendu face
aux flops commerciaux des Renault Modus et Peugeot 1007.

Depuis la concurrence s’est diversifiée et le segment embourgeoisé. Kia Venga, Citroën C3 Picasso, etc. Très attendu, le pionnier de la catégorie a choisi de se démarquer par l’adoption de portes antagonistes. Un système abandonné depuis les années 50 pour des questions de sécurité et remis au goût du jour par Rolls Royce en 2006 avec la Phantom.
 Au développement du Meriva 2, en 2005, Opel se questionnait sur un accès facilité. Le choix des portes antagonistes est apparu comme la meilleure alternative. Les portes coulissantes, plus contraignantes en termes de style et de masse, ont très vite été écartées.  
Pourquoi s’être orienté vers un tel procédé ? Niant en bloc l’aspect marketing de la nouveauté et le souhait de se démarquer, Opel avance les bienfaits pratiques et  ergonomiques des portes antagonistes. Le dos serait moins sollicité pour accéder aux places arrière. En pratique, le seul atout de ces portes antagonistes s’adresse aux parents. Compte tenu de la configuration et de leur amplitude (jusqu’à 84°), ces derniers peineront moins à attacher leur progéniture et à mettre en place un siège bébé par exemple. En dehors de ça, l’intérêt nous a paru limité. Sachant que ce système déteint sur le prix de vente du véhicule. 
Le look est bien plus travaillé. Opel a soigné les détails. L'intérieur, c'est également la révolution. Le tableau de bord uniformément noir et d'une sobriété monacale de la première génération cède la place à un successeur plus moderne. Le dessin ressemble à celui de l'Astra, tout comme la console centrale. Il y aura le choix entre 6 couleurs de casquette de planche de bord, accessibles selon les finitions et les motorisations. Le volant reprend le dessin de celui de l'Insignia.