Essai nouvelle Opel Corsa: où ça une nouvelle Corsa?

AUTO La marque a tenu compte des points faibles de la précédente version...

Cailliot Manuel
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La nouvelle version de la citadine Opel Corsa. 
La nouvelle version de la citadine Opel Corsa.  — caradisiac

Imaginons 2 vieux potes accoudés au comptoir, en train de siroter un petit noir en refaisant le monde et spécialement la planète automobile. Le premier: «Tu sais que je ne suis pas mécontent de ma Corsa, moi...». L'autre: «Ah bah tiens, puisque t'en parles, moi je viens de m'offrir la nouvelle!» Le premier: «Arrête, tu déconnes… Tu vas en avoir une plus belle que moi! Misère… T'es venu avec ?». L'autre: «Oui regarde!» Le premier: «Oh oh! Tu me fais marcher, c'est l'ancienne… T'es pas drôle!» L'autre: «Ben non je te jure c'est la nouvelle…» (Silence…)

Cocasse non? Et pourtant tout s'explique lorsque l'on apprend qu'Opel, qui lance donc la "nouvelle Corsa" n'a pas fait évoluer la ligne de sa citadine d'un iota. Non, rien de visible à l'extérieur, et juste 2-3 détails à l'intérieur. Le constructeur au Blitz a expliqué que comme la ligne de sa Corsa plaisait, ils l'ont gardée, pour ne modifier que les dessous de la belle. Mais ça pour s'en rendre compte, il faut en prendre les clés…

 

Châssis retravaillé, moteurs améliorés

 

Pour tenir compte des remontées et critiques des clients, Opel a revu en profondeur châssis et moteurs, ainsi que le gros point faible mainte fois décrié: la direction.

Cette dernière a vu sa crémaillère ainsi que le logiciel de gestion de l'assistance remaniés. Résultat, une direction effectivement un peu plus précise et moins floue autour du point milieu. Cependant, elle reste trop peu informative à notre goût encore, et n'offre pas le toucher de route d'une Renault Clio ou d'une Volkswagen Polo. En ville, on a l'impression qu'elle reste déconnectée de la chaussée. Donc du mieux mais pas la révolution. 

Du côté purement châssis et trains roulants, de nombreuses pièces ont subi des améliorations. Ainsi amortisseurs, ressorts, barres antiroulis, essieu arrière ont été optimisés. Volant en main, la différence avec l'ancienne génération est ténue. La tenue de route reste sécurisante, le confort est correct, sauf sur les petites imperfections, où la voiture trépide un peu. Mais l'impression générale qui subsiste est une sensation de flottement, surtout lors des prises d'appui un peu marquées, où l'on a la sensation que la voiture tourne sur un axe imaginaire qui passerait en son centre. Rien de rédhibitoire, mais comparée à ses concurrentes, Clio, Polo, C3 ou plus encore 207, la sécurité de comportement perçue est moindre.

A l'intérieur, rien de notable. Tout juste peut-on signaler des matériaux moins réfléchissants, qui évitent d'avoir des reflets dans le pare-brise, et une commande d'allumage des phares reprise de l'Insignia, plus pratique.

A quoi bon une nouvelle Corsa si c'est seulement pour ça? Mais là où les ingénieurs ont fait le plus de boulot se situe sous le capot. En effet ce sont les motorisations qui évoluent le plus. Et dans le bon sens puisqu'il s'est agi de réduire à la fois les consommations et les rejets de CO2...