L'Insignia signe le début d'une nouvelle ère

Christophe Joly

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Du passé faire table rase. Opel a pris ce parti pour remplacer sa familiale. En premier lieu, changement de nom - ce qu'aurait dû faire Renault pour sa Laguna selon certains -, exit Vectra, place à Insignia. Ensuite, les designers sont partis d'une page blanche, inaugurant le nouveau style plus engagé du constructeur allemand. Et son profil de - grande - berline (4,83 m) déguisée en coupé s'inscrit bien dans l'air du temps, que ce soit en quatre ou cinq portes. Du coup, difficile de distinguer les deux carrosseries.

A l'intérieur, le design lui aussi est soigné. Cependant, la finition, notamment l'assemblage et la qualité de certains plastiques, auraient mérité de bénéficier de la même attention. Un constat qui vaut aussi pour l'insonorisation : les grondements et vibrations du moteur Diesel 2,0 l CDTI 160 ch essayé sont déplacés. Ce n'est qu'à vitesse stabilisée qu'il se fait moins entendre, mais les bruits d'air prennent le relais. Dommage, car le compromis est trouvé entre le confort, correct, et la tenue de route, particulièrement affûtée.

Avec un moteur réactif à la moindre sollicitation, aidé par la boîte de vitesses automatique, au prix de quelques à-coups, le plaisir de conduite est au rendez-vous. Et ce sans être assommé à la pompe, avec une consommation moyenne d'environ 7,9 l en conduite mixte. Le tout à un tarif bien placé, comme de coutume chez Opel. Affichée à partir de 32 400 euros dans cette finition haut de gamme Cosmo Pack, elle offre un équipement particulièrement riche, tant pour la sécurité que pour l'agrément. Ce qui la rend compétitive face aux Volkswagen Passat ou Renault Laguna. Cerise sur le gâteau : l'Insignia a été élue voiture de l'année. De quoi se mettre un peu de baume au coeur alors que le constructeur allemand est dans la tempête. ■