Coupé Mégane, la forme et le fond

Christophe Joly

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Usurpateur, le précédent coupé Mégane n'était qu'une berline à laquelle deux portes avaient été retirées. Pour la troisième génération de sa compacte, Renault a pris le parti de lui donner une ligne propre, comme il l'avait fait pour la Mégane I, ou Citroën pour sa C4. Et là, chapeau aux designers : ce coupé très racé est une magnifique alternative à ceux qui trouvent la berline trop fade. Sans faire de concessions côté pratique, offrant cinq places, suffisamment d'habitabilité, ainsi qu'un coffre de bonne contenance.

A conduire, elle procure autant de plaisir qu'à regarder. Bien installé dans des sièges parfaitement dessinés, la position de conduite est idéale. En revanche, la planche de bord, identique à la berline, aurait gagné à plus de sportivité. Mais rien à dire côté finitions, toujours en progrès. Sous le capot, le nouveau moteur essence 2,0 l TCe 180 chevaux - réservé au coupé - est un régal de souplesse et de réactivité. D'autant que la direction est très agréable et la tenue de route sans reproches. Seule sa gourmandise vient ternir le tableau : 9 l/100 km en moyenne. Bien vu, le prix est contenu, la version Dynamique essayée s'affichant à 23 750 eur avec un équipement correct. De quoi affronter un VW Scirocco tout aussi sexy. ■