La Jazz rejoue sa petite musique bien rodée

Christophe Joly

— 

« Inventez la vie qui va avec », clamait la Twingo dans les années 1990. Un slogan que la Honda Jazz pourrait reprendre à son compte, tant elle concilie habitabilité maximum, encombrement minimum ajoutés à une ingéniosité hors pair. Outre ses rangements à foison, elle permet en un tournemain de disposer d'une longueur de chargement de 2,40 m en abaissant le siège passager. Mieux encore, les assises arrière relevées contre les dossiers avant, et c'est 1,28 m de hauteur disponible.

A l'extérieur, Honda reconduit sa ligne monovolume, avec le capot dans le prolongement du pare-brise, au point de faire croire qu'il ne s'agit que d'un restylage par rapport à la précédente génération lancée en 2001.

Or cette Jazz est 100 % nouvelle. S'il n'y a rien à reprocher côté ergonomie, la qualité des plastiques - bien assemblés - peut progresser. Dommage aussi que le gris règne en maître là où l'on a envie de voir de la couleur. Heureusement, le tout est très lumineux, surtout avec le grand toit vitré.

Au volant, cette Jazz est un régal de maniabilité, avec un inédit moteur essence 1,4 l 100 chevaux qui permet de prendre la clé des champs l'esprit tranquille. Si la tenue de route est sans reproche, il faut en revanche composer avec des suspensions un peu sèches et un moteur qui se fait trop entendre. Mais qui a le bon goût de savoir rester sobre : 6,0 l/100 km en moyenne selon l'ordinateur de bord. Avec un bonus de 200 euros à la clé.

Côté prix, elle ne fait pas mieux que ses concurrentes C3 Picasso ou Renault Modus, avec un équipement juste suffisant (clim auto, radio...) dans sa finition de base Elegance affichée à 14 975 euros. A l'inverse des françaises, elle ne peut compter sur un moteur Diesel pour étendre sa diffusion dans une France « gazolephile ». Mais la Jazz pourra miser sur une version hybride essence électrique à l'horizon 2010. ■