Delta, latine jusqu'au bout des roues

Christophe Joly - ©2008 20 minutes

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Enfin ! A force de voir le concept étrenner les salons depuis deux ans, on croyait ne jamais voir la nouvelle Delta sur la route. Une voiture qui signe le retour de Lancia sur le segment des compactes, délaissé par la marque depuis 1994. Et là, alors que les Golf et Mégane sont renouvelées avec classicisme, la marque ita­lienne mise sur l'originalité, voire le baroque. Ré­sul­tat, pas de demi-mesure : on aime ou on déteste.

A conduire, ceux qui connaissent la Fiat Bravo ne seront pas surpris, puisqu'elle en reprend les dessous. Au programme : une tenue de route correcte et un confort honorable. Plus longue de 18,4 cm (soit 4,52 m de long), elle offre une excellente habitabilité. En prime modulable, grâce à une banquette coulissante qui, avancée au maximum, porte le coffre à 465 litres. A l'intérieur, Lancia a apporté sa patte. Choix des matériaux (sièges cuir/alcantara, revêtements moussés...) et éclairage chic créent une ambiance très agréable. Hélas, certains assemblages déçoivent et certains plastiques sonnent trop creux.

Sous le capot, le nouveau moteur essence 1,4 turbo de 150 chevaux répond présent (un peu bruyamment), à condition de ne pas hésiter à monter dans les tours. En revanche, la consommation moyenne (8,2 l/100 km selon l'ordinateur de bord), ne plaide pas pour la Delta. A l'inverse de l'équipement, pléthorique : climatisation automatique bizone, jantes en alliage, toit ouvrant panoramique, radar de recul...Affichée à 25 000 euros, elle rivalise avec la nouvelle Golf et son moteur 1,4 l TSI 160 chevaux, en finition Carat. Qui sera plus facile à revendre, mais dont la ligne laisse de marbre.