Subaru tape dans le mille avec son Boxer

Christophe Joly - ©2008 20 minutes

— 

Mieux vaut tard que jamais. Jusqu'alors aucune Subaru n'avait carburé au gazole. Face à l'augmentation du nombre de véhicules Diesel - qui atteignent 75 % des immatriculations en France -, le constructeur japonais a dû se rendre à l'évidence : sauf à s'appeler Ferrari ou Lamborghini, impossible désormais de faire l'impasse sur le gazole. Mais pas question pour Subaru d'acheter ce moteur à un autre constructeur, son Boxer Diesel a été développé en interne avec une originalité. A l'image de tous les moteurs de la marque, ses quatre cylindres sont à plat, une première pour un diesel. Avantages : moins de bruit - sauf à froid, moins de vibrations. Essayé sous le capot d'une Outback, le résultat est probant. Affichant une puissance suffisante de 150 chevaux, épaulé par une boîte de vitesses bien guidée mais un peu lente, il répond présent sauf à bas régime, sous les 1 500 tours. Et sur autoroute, il se fait un peu trop entendre, faute de sixième vitesse.

A l'heure où le diesel est aussi cher que l'essence, la très bonne nouvelle vient de la consommation de l'engin : 5,6 l/100 km selon l'ordinateur de bord, sur tous types de parcours, avec il est vrai le pied léger. Une telle consommation pour un grand break familial, a fortiori en quatre roues motrices, comme toutes les Subaru, c'est une performance. D'autant que la tenue de route se montre impériale, le confort satisfaisant, la finition assez soignée, auxquels s'ajoutent un équipement complet, un prix compétitif sur son marché et l'absence de malus. Il y a fort à parier qu'il ne sera plus utile de faire un voeu en croisant une Subaru.