GM&S: La CGT demande à rencontrer Le Maire à Villeroy

ECONOMIE Le tribunal de commerce de Poitiers examinera mercredi l’offre de reprise de l’équipementier automobile par GMD, seul repreneur potentiel…

20 Minutes avec AFP
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L'usine de La Souterraine.
L'usine de La Souterraine. — Nicolas Raffin/20 Minutes
  • Le ministre de l’Economie et le secrétaire d’Etat voulaient « effectuer avec les représentants des salariés un point d’étape sur les négociations »
  • Le 2e entrepreneur privé de la Creuse (277 salariés) est en liquidation judiciaire avec période d’observation jusqu’au 21 juillet
  • Des salariés maintenaient la pression, mardi, bloquant un site Renault dans l’Yonne

Nouveau rebondissement dans le conflit social chez l’équipementier automobile creusois GM & S. La CGT refuse de rencontrer le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, à La Souterraine (Creuse), comme le proposait ce dernier, mais exige de le voir à Villeroy (Yonne) où les salariés de GM & S bloquent un site Renault.

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« Nous ne voulons pas d’une rencontre à la mairie de La Souterraine et nous souhaitons que Bruno Le Maire vienne à Villeroy », a annoncé à l’AFP le représentant syndical CGT au Comité d’entreprise de GM & S, Yann Augras. C’est la proposition que la CGT a formulée au cours d’une assemblée générale de la centaine de salariés venus mardi matin de La Souterraine à Villeroy pour bloquer l’entrée d’une plateforme logistique de pièces détachées de Renault.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et le secrétaire d’Etat au ministère de l’Economie, Benjamin Griveaux, avaient annoncé pour mercredi après-midi une visite à l’hôtel de ville de La Souterraine pour un point d’étape avec les salariés de GM & S.

Examen de l’offre de reprise mercredi à partir de 10h

Renault et Peugeot PSA sont les deux principaux pourvoyeurs du chiffre d’affaires de GM & S et ont été fortement impliqués par l’Etat dans la mise sur pied d’une offre de reprise du 2e entrepreneur privé de la Creuse (277 salariés), en liquidation judiciaire avec période d’observation jusqu’au 21 juillet, par le numéro un français de l’emboutissage, le groupe GMD.

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Interrogé par l’AFP sur le refus par la CGT d’une rencontre à la mairie de La Souterraine, Bercy s’est borné à un laconique « pas de commentaire ». Sur le fond du dossier, le tribunal de Commerce de Poitiers examinera mercredi matin, à partir de 10h, l’offre de reprise du seul repreneur potentiel, GMD, lequel a souligné mardi, dans une déclaration à l’AFP, qu’il maintenait « les conditions suspensives » à son offre.