Le Kangoo se veut Scénic

C. Joly - ©2008 20 minutes

— 

Le nouveau Renault Kangoo, c'est un peu Monsieur plus. Plus long (+ 18 cm), plus lourd (+ 250 kg), mieux fini, mieux équipé, il se rapproche de son cousin monospace Scénic, dont il utilise d'ailleurs la plate-forme. Bien vu, il n'a pas perdu son côté jovial avec ses rondeurs et ses grands phares en forme d'yeux écarquillés. A l'intérieur, la finition en fait bien plus qu'un utilitaire civilisé. Les matériaux sont certes basiques, mais pas désagréables à l'oeil et bien assemblés. Pratique avec ses deux portes coulissantes, sa banquette (fractionnable) rabattable en deux secondes et ses rangements à foison (du sol au plafond), c'est la voiture idéale des familles. Il peut même se transformer en déménageur d'un jour, avec un volume de coffre oscillant entre 660 et 2 866 litres. Malin, les barres de toit se transforment en galerie sans outil.

Au moment de prendre le volant, la position de conduite est facile à trouver avec un levier de vitesse tombant idéalement sous la main. Essayé avec le moteur Diesel 1,5 l dci 85 ch, il se conduit paisiblement à vide, placidement en charge. La faute à son poids : plus de 1,3 tonne. Pour le reste, le confort est bon et la tenue de route sans surprise, à condition de rester sage. Au bénéfice de la consommation, qui peut rester sous les 7 l/100 km avec le pied léger. Son équipement le rapproche aussi du monde des monospaces, avec notamment régulateur-limiteur de vitesse et climatisation automatique, détecteur de pluie et allumage automatique des phares. A 18 000 euros dans cette finition intermédiaire Expression, il a eu la bonne idée de garder les pieds sur terre côté prix.