Dieselgate: Un cadre de Volkswagen aurait été arrêté par le FBI aux Etats-Unis

AUTOMOBILE La firme allemande n'a pas confirmé l'information...

20 Minutes avec AFP

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Le logo de Volkswagen.
Le logo de Volkswagen. — PAUL J. RICHARDS / AFP

Nouvel épisode dans l’affaire des moteurs Diesel truqués. Un cadre de Volkswagen a été interpellé aux Etats-Unis, rapporte ce lundi le New York Times.

Oliver Schmidt, qui a dirigé le service de conformité réglementaire du constructeur automobile allemand aux Etats-Unis de 2014 à mars 2015, a été arrêté samedi en Floride par des agents du FBI, selon le quotidien américain se référant à deux sources anonymes proches du dossier.

Des émissions 40 fois supérieures aux normes

Volkswagen n’a pas confirmé ces informations, réaffirmant sa coopération avec le département américain de la Justice pour « résoudre les questions en suspens aux Etats-Unis ». « Il ne serait pas approprié de commenter une enquête en cours ou de discuter de questions relatives au personnel », a ajouté le constructeur allemand dans une réponse écrite à l’AFP.

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Le premier constructeur automobile européen avait reconnu en septembre 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures Diesel, dont environ 600 000 aux Etats-Unis, d’un logiciel faussant le niveau réel d’émissions de gaz polluants pour faire apparaître ses voitures plus vertes qu’elles ne l’étaient vraiment.

Selon les autorités américaines, certaines de ces voitures émettaient jusqu’à 40 fois les normes autorisées d’oxydes d’azote.

La firme prête à coopérer 

D’après le New York Times, les enquêteurs américains soupçonnent Olivier Schmidt d’avoir joué un rôle clé dans les efforts de Volkswagen pour masquer au régulateur américain cette fraude aux émissions polluantes. Ce cadre devrait être inculpé ce lundi à Detroit (Michigan), affirme encore le journal.

Herbert Diess, patron de la marque Volkswagen, a par ailleurs été interrogé à Detroit par des journalistes dimanche soir, avant l’ouverture du salon automobile américain, sur de possibles arrestations d’ingénieurs de Volkswagen dans le cadre du dieselgate et sur la crainte présumée de certains responsables du groupe de se rendre aux Etats-Unis pour cette raison.

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« Je ne peux pas faire de commentaire », a répondu Herbert Diess, ajoutant : « En tout cas, je suis ici. »

Depuis qu’il a reconnu l’existence de logiciels tricheurs, Volkswagen a promis de coopérer avec les autorités américaines sur ce dossier.

La marque allemande, dont l’image a été abîmée par le scandale, a toutefois annoncé ce lundi une hausse de 3 % de ses ventes mondiales de voitures en 2016 (à 5,99 millions de véhicules), grâce à l’engouement des clients chinois pour ses modèles.