Volvo V70, l’esprit préservé

Christophe Joly

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Le break Volvo est dans les gènes de la marque suédoise. Le nouveau V70 en est la parfaite incarnation: classique, confortable, truffé d’innovations technologiques, avec comme de coutume, la sécurité en ligne de mire. Le tout à prix raisonnable.

Depuis plus de cinquante ans (1953 précisément), Volvo propose un break dans sa gamme, au point de devenir emblématique du constructeur suédois. Avec le nouveau V70, pas question de déstabiliser les fidèles, d’autant qu’à lui seul il pèse (avec la version tout chemin XC70) 25% des ventes totales de la marque. Intemporel, notamment avec sa vitre de custode caractéristique, le style s’est tout de même adouci, les angles se sont polis. Plus grand que la précédente génération (+ 11cm en longueur, + 6cm en largeur + 6cm en hauteur), il parvient à sembler plus fluide. L’intérieur est sans surprise identique à celui de la berline S80, dont le V70 a vocation à être le break: design très épuré, matériaux bien choisis et finition d’excellente qualité. Les sièges sont toujours aussi confortables, le système audio d’excellente qualité, l’habitabilité suffisante. Le coffre, lui gagne 60 litres pour proposer la belle valeur de 575 litres sous tablette.

Innovations à la pelle

Le V70 reprend aussi les –nombreuses– innovations technologiques de la S80. Dont le BLIS, système qui détecte la présence d’un véhicule dans l’angle mort et le signale par un voyant rouge. Intéressant sur le papier, moins convaincant dans les faits. Clignotant en permanence sur le périphérique parisien, fonctionnant de façon hiératique sous la pluie, au bout de quelques jours, on se dit que rien ne vaut un coup d’œil dans le rétro. Autre innovation, le radar adaptatif. Outre la fonction classique de régulateur de vitesse, un radar ajuste automatiquement la distance avec la voiture précédente, et même fait freiner fortement le véhicule en cas de besoin. Si la voiture se rapproche trop, un signal sonore et visuel sur le pare-brise invite le conducteur à réagir. Reposant sur une autoroute assez fluide, on ne peut reprocher à ce système que sa lenteur à la ré-accélération. Enfin, le PCC: Personnal Car Communicator, qui permet de s’assurer à distance que la voiture est bien fermée (la dernière action sur la clé est mémorisée) ou de prévenir de la présence d’une personne dans la voiture grâce à un capteur de battements cardiaques.

Confort au top

Au volant, la tenue de route est nettement plus affûtée que sur l’ancien modèle, sans être digne d’une ballerine, le confort, toujours excellent. Sous le capot, les cylindres diesel déclinés en deux puissances (163 et 185 chevaux) constitueront l’essentiel des ventes. Largement éprouvés, assez toniques, ils donnent un peu trop de la voix à l’accélération, malgré une sonorité assez flatteuse pour un diesel. L’autre gros reproche concerne la consommation en ville, et, en conséquence, des émissions de CO2 assez décevantes: 10,3 l/100 km et 195 g/km dans sa version (185ch ou 163ch) en boîte automatique.
Volvo abat une carte majeure côté prix : affichée à partir de 36.950 euros, elle est moins chère que ses concurrentes A6, Classe E ou Série 5 et en offre plus côté équipement. Constituant là une offre homogène, qui peut être une alternative crédible aux stars allemandes du haut de gamme.

Fiche technique
Dim. : 4,82x1,86x1,55 m (Lxlxh). Coffre: 575 litres. Moteurs diesel 163 ch (10 chevaux fiscaux) et 185 ch (11 chevaux fiscaux). Finitions Kinetic, Momentum et Summum. Prix: à partir de 36.950 euros.