Dieselgate: Les investisseurs réclament 8,2 milliards d'euros à Volkswagen

JUSTICE Le tribunal de Brunswick avait indiqué il y a quelques semaines avoir reçu près de 400 plaintes d’investisseurs...

20 Minutes avec AFP
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La justice américaine donne son feu vert au plan d'indemnisation de 14,7 milliards de dollars par le groupe allemand Volkswagen
La justice américaine donne son feu vert au plan d'indemnisation de 14,7 milliards de dollars par le groupe allemand Volkswagen — Mark Ralston AFP

La facture risque d’être très salée pour .

Des investisseurs s’estimant lésés par le trucage par le constructeur allemand de ses  ont déposé environ 1.400 plaintes pour réclamer au constructeur allemand quelque 8,2 milliards d’euros, a annoncé mercredi le tribunal de Brunswick.

Des demandes de dédommagement toujours plus nombreuses

Sur cette somme, 2 milliards d’euros de demandes de dédommagement concernent des investisseurs institutionnels, le gros des plaintes venant d’investisseurs privés, selon un communiqué de ce tribunal situé en Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne, où se trouve également le siège de Volkswagen.

Les demandes de dédommagement devant ce tribunal ne cessent de croître depuis des mois mais elles ont connu une accélération lundi. Ce jour-là, 750 nouvelles plaintes ont été enregistrées, les investisseurs redoutant que leurs réclamations ne tombent sous le coup d’un éventuel délai de prescription d’un an.

Le tribunal de Brunswick avait indiqué il y a quelques semaines avoir reçu près de 400 plaintes d’investisseurs pour un montant d’environ 4 milliards d’euros.

Des dossiers livrés par camions entiers

Pour faire face à cet afflux massif de plaintes d’investisseurs contre Volkswagen, qui représentent la moitié de toutes les plaintes au civil que reçoit d’habitude le tribunal en une année, ce dernier a renforcé ses équipes et ses capacités de stockage pour les dossiers, parfois livrés par camions entiers.

Le scandale du diesel a éclaté le 18 septembre 2015, lorsque les autorités américaines ont accusé Volkswagen, numéro un européen de l’automobile avec ses douze marques dont Seat, Audi et Porsche, d’avoir utilisé dans ses voitures un logiciel fraudeur pour les faire passer pour moins polluantes qu’elles n’étaient vraiment lors des tests de contrôle.

Dans les premières séances ayant suivi ces révélations, l’action de Volkswagen avait dévissé de 40 % en deux jours à la Bourse de Francfort.

Nombre d’investisseurs, allemands et étrangers, ont été perdants et reprochent à Volkswagen d’avoir tardé à les informer, des accusations rejetées par le mastodonte allemand.