Dieselgate: Un ingénieur de Volkswagen inculpé aux Etats-Unis

JUSTICE Il risque jusqu'à cinq ans de prison... 

20 Minutes avec AFP

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Le logo de Volkswagen
Le logo de Volkswagen — PAUL J. RICHARDS / AFP

Nouvel épisode dans le feuilleton du « dieselgate ». Un ingénieur de Volkswagen a été inculpé ce vendredi aux Etats-Unis, accusé d’être « directement » impliqué dans le développement de logiciels truqueurs ayant permis au groupe allemand de contourner les lois anti-pollution américaines, a indiqué le ministère de la Justice.

James Liang était basé à Wolfsburg (Allemagne), au siège de Volkswagen (VW), où il a travaillé de 1983 à 2008 au département en charge du développement du diesel, selon des documents judiciaires. Il s’agit de la première personne inculpée aux Etats-Unis dans ce dossier.

Dans l’équipe qui a développé le moteur « truqueur »

Il a ensuite été transféré aux Etats-Unis pour faire partie de l’équipe de VW en charge de préparer et de tester les voitures diesel que le groupe voulait commercialiser sur le sol américain. Cette équipe est aussi celle qui a apporté les garanties sur la conformité des dits véhicules aux normes d’émissions américaines, peut-on encore lire dans les documents.

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« Lorsqu’il travaillait dans le développement du diesel (James) Liang faisait partie d’une équipe d’ingénieurs qui a développé le moteur (truqueur) " EA 189 " qui était conçu pour se conformer aux nouvelles règles draconiennes américaines en termes d’émissions de véhicules diesel », selon l’acte d’accusation.

Le but de « cette conspiration était pour (James) Liang et ses co-conspirateurs de s’enrichir et d’enrichir illégalement VW », assènent les autorités américaines.

Il risque jusqu’à cinq ans de prison

James Liang a plaidé coupable vendredi devant un juge d’un tribunal de Detroit (Michigan, nord) pour éviter un procès. En échange, il va coopérer avec les autorités américaines qui mènent une enquête pénale contre Volkswagen.

Il est principalement accusé d’avoir participé à la conception du logiciel truqueur ayant été installé sur les modèles VW Jetta années modèles 2009 à 2015 et VW Golf années modèles 2010-2015.

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Il risque une peine de prison maximale de cinq ans et une amende pouvant aller jusqu’à 250.000 dollars mais sa décision de plaider coupable pourrait atténuer la sentence.

Volkswagen avait avoué en septembre 2015 avoir truqué au total 11 millions de voitures dans le monde afin de les faire passer pour moins polluantes qu’elles ne l’étaient vraiment.

Le groupe automobile a déjà passé un premier accord au civil de près de 15 milliards de dollars pour indemniser les propriétaires des véhicules diesel truqués.