La nouvelle Fiat 500
La nouvelle Fiat 500 — DR

AUTOMOBILE

Fiat 500, résurrection réussie

Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas constaté un tel engouement pour une Fiat...

Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas constaté un tel engouement pour une Fiat. «C’est même une mutinerie en Italie», selon le patron de Fiat France, Carlos Gomez. Pour la France, la moitié des 5.000 exemplaires alloués sont déjà vendus. Ceux qui passeront commande ces jours-ci devront patienter jusqu’à novembre pour en prendre possession. Il faut dire que dans l’exercice de la résurrection d’une grand-mère, après les New Beetle et Mini, la 500 s’en sort avec les honneurs.

Un style fidèle à l’originale

Fidèle au concept Trupiano présenté en 2004, l’auto a de quoi donner le sourire, même aux plus réfractaires à l’automobile. Capot très court, porte-à-faux réduits au minimum, phares ronds, chromes à foison (sur la version Lounge), et même la poignée de hayon en forme de «selle de vélo», les gènes stylistiques de l’ancêtre sont clairement là. A l’intérieur, les références au passé sont évidentes, avec le grand compteur et la planche de bord aspect bakélite, de la même couleur que la carrosserie. Malgré le gabarit, on ne sent pas trop à l’étroit et la finition est honorable, en occultant l’aspect de certains plastiques.

5 étoiles pour une mini

Côté sécurité, Fiat a mis les petits plats dans les grands, avec notamment l’ESP (antipatinage) et 7 airbags de série sur la version Pop, cœur de gamme. C’est à la sécurité que l’accroissement de taille (+ 20 cm, pour atteindre 3,55 m) a principalement bénéficié. Résultat: la 500 récolte 5 étoiles aux crash-tests Euro NCAP.

Prendre la route, c’est possible

La bonne nouvelle, c’est qu’à conduire la 500 est aussi très agréable. Assez confortable, bénéficiant d’une saine tenue de route, correctement insonorisée, il est même possible d’envisager de quitter la ville. À condition de réserver les places arrières à des enfants et de rester raisonnable côté bagages, avec un coffre de seulement 185 litres de contenance. Les moteurs essayés ici, 1,4 l essence 100 ch et 1,3 l diesel 75 ch, suivent le rythme sans difficulté.

Ma 500 à moi

Au moment de commander, le choix s’annonce ardu: Fiat annonce 549.936 variantes de sa 500. Quatre niveaux de finition (500, Pop, Sport, Lounge), trois moteurs, douze teintes, quinze habillages permettent de se concocter une auto à la carte, sans compter les nombreux stickers et accessoires, qui vont jusqu’aux coques de clés personnalisées. Bonne nouvelle, le prix reste contenu. Le modèle d’entrée de gamme, pas encore disponible, s’affiche à partir de 9.500 euros et la 500 ne culmine qu’à 14.500 euros en finition Sport ou Lounge, richement équipées, avec le moteur 1,4 l essence 100 ch le diesel 1,3 l diesel 75 ch.

Du service en bonus

Conscient qu’il faut rassurer sur l’image de fiabilité de la marque, Fiat propose un nouveau système de financement de location longue durée, qui permet de bénéficier d’une garantie de 5 ans ou 500.000 km, d’une assistance gratuite en cas de crevaison ou d’erreur de carburant. Lors de la révision des 30.000 km, la voiture peut même être retirée sur le lieu de travail ou au domicile. On dit en Italie que quand Fiat va bien, l’Italie va bien. Alors, avec la 500 l’Italie peut avoir le moral au beau fixe.

Fiche technique
Dim.: 3,55x1,63x1,49 m (Lxlxh). Coffre: 185 litres. Moteurs essence 1,2 l 8 v 69 ch,
Diesel 1,3 l JTD 16 v 75 ch. Prix: entre 9.500 euros et 14.500 euros.