Italie: «Pas besoin» de l'aide de la BCE pour le moment

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L'Italie peut se passer pour le moment du recours au programme d'aide de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de rachat de la dette, a déclaré samedi à Cernobbio (nord) le ministre italien de l'Economie Vittorio Grilli.
L'Italie peut se passer pour le moment du recours au programme d'aide de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de rachat de la dette, a déclaré samedi à Cernobbio (nord) le ministre italien de l'Economie Vittorio Grilli. — Giuseppe Cacace afp.com

L'Italie peut se passer pour le moment du recours au programme d'aide de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de rachat de la dette, a déclaré samedi à Cernobbio (nord) le ministre italien de l'Economie Vittorio Grilli.

«Nous l'avons dit nombre de fois déjà. Pour le moment nous n'avons absolument pas besoin» de ce programme, dévoilé jeudi par la BCE, a dit Grilli à la presse en marge d'un forum économique. Ce programme prévoit un programme illimité de rachat de dette des pays ayant du mal à se financer sur les marchés, comme l'Espagne et l'Italie.

L'Italie, très endettée, est confrontée depuis des mois à la méfiance des marchés, qui lui imposent une prime de risque très élevée. Cette prime a nettement diminué après les annonces de la BCE mais certains économistes soulignent que l'Italie n'est pas encore tirée d'affaire.

Le président du Conseil italien Mario Monti avait pour sa part qualifié jeudi de «pas en avant important» l'annonce de la banque centrale.

Interrogé aussi sur la BCE à Cernobbio samedi, le commissaire européen chargé des Services financiers Michel Barnier a estimé qu'il s'agissait «d'une décision très importante, dans le cadre de son mandat et en toute indépendance, et de mon point de vue conforme à leur rôle c'est-à-dire la stabilité du système financier européen. Il faut aussi qu'à ces décisions correspondent des progrès dans chaque pays, a-t-il ajouté.

Se voyant demander si l'Italie devrait recourir au futur fonds de sauvetage permanent de la zone euro, le MES, il a jugé que «c'est au gouvernement italien de décider. Je fais confiance totalement (au chef du gouvernement) Mario Monti».