Rentrée du Medef: Les patrons sceptiques après le discours d'Ayrault

M.B.

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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault le 25 août 2012 à l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault le 25 août 2012 à l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle. — NOSSANT/DUPUY/SIPA
18h30: Ce live est désormais terminé. Merci pour votre participation. Découvrez par ici le reportage de notre correspondante sur place: Le professeur «Ayrault» laisse les patrons sceptiques
17h30: La venue de Jean-Marc Ayrault au Medef fait des remous à gauche. Ce matin déjà,  Jean-Luc Mélenchon fustigeait  ce déplacement: «Aller faire des risettes au Medef, ça ne je suis pas d'accord», a déclaré le dirigeant du Front de gauche.Cette fois, c'est au tour de Bernard Thibault de rentrer dans la danse. Dans un entretien à l'agence Reuters,  le patron de la CGT somme Ayrault de choisir entre salariés et patrons. Il note que le Premier ministre s'est efforcé mercredi «de convaincre l'ensemble des acteurs sociaux de trouver un consensus sur les négociations à venir concernant l'emploi».  «Mais il faut dire la vérité : entre ce que revendique le Medef, plus de flexibilité sur le marché du travail, un allègement du coût du travail, et ce qu'attendent les salariés qui ont majoritairement contribué à un changement de majorité politique, il y a des attentes contradictoires», dit-il. «De ce point de vue-là, le gouvernement va devoir faire des arbitrages, il ne pourra pas nier des revendications qui s'opposent, celles des employeurs et les nôtres», ajoute-t-il.

Le leader de la CGT estime que la flexibilité du travail, «est déjà énorme en France» et que le chômage augmente «dans les pays comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne qui ont plus encore flexibilisé leur marché du travail». «Donc, ça n'est vraiment pas un bon exemple. Ça serait plutôt un argument pour résister à toute vélléité de déréglementer encore davantage le marché du travail», dit-il. Dans ce contexte, Bernard Thibault appelle à des manifestations le 9 octobre pour obtenir des mesures d'urgence en faveur de l'industrie et de l'emploi.
16h40: C'est au tour de la patronne des patrons de livrer son appréciation du discours du Premier ministre. Si elle se félicite que la compétitivité et l'intégration européenne plus forte ait été abordée, elle considère qu'elle ne peut pas se contenter d'un discours si bon soit-il. Il faut un budget 2013 qui n'augmente pas les charges, mais augmente le financement des entreprises. «C'est à cette condition que le chômage changera de direction», selon Laurence Parisot.
16h15: L'université d'été du Medef n'est pas épargnée par la crise. Les Echos nous apprennent que cette année les tentes sont plus petites, sobriété oblige. De plus, une bonne nouvelle pour les participants, l'entrée redevient gratuite, alors qu'ele était prévue à 125 euros, et ce par souci de «solidarité et d'exemplarité». Résultat: Le Medef se voit priver de plusieurs centaines de milliers d'euros.
16h05: Notre envoyée spéciale a pu s'entretenir avec le responsable d'un grand groupe juste après l'intervention du Premier ministre. Comme beaucoup d'autres, il n'a pas été convaincu par l'exercice. Pour lui, les solutions proposées apparaissent un peu «gentilles» face à la compétition mondiale. A ses yeux, le discours de Jean-Marc Ayrault ressemblait à celui d'un professeur: Carré, mais manquant d'enthousiasme.
16h00: La venue du Premier ministre à l'université du Medef visait à faire baisser la pression entre le gouvernement et les patrons. Depuis la campagne présidentielle, en effet, le ton est bien plus cordial.







15h55: Revivez le début de l'intervention de patron de la majorité en vidéo







15h45: Le scepticisme est de mise parmi les patrons après le discours du premier Ministre qui a reçu à la fin des applaudissements polis, mais sans plus. «On est abattus, dépités. Il y a un vrai décalage entre le monde politique et économique. Ce n'est pas avec des commissions que l'on va rendre les entreprises plus compétitives. On attendait des baisses de charges immédiates», lâche dépité un entrepreneur de Metz interrogé par notre envoyée spéciale.
15h15: Jean-Marc Ayrault a terminé son intervention d'une durée de 40 minutes. Un exercice qui lui a permis de réaffirmer sa méthode basée sur le dialogue sociale. Il estime mener de front le travail de l'urgence, mais aussi les réformes de long terme. Il est revenu au cours de son discours sur la compétitivité des entreprises et annonce qu'un séminaire gouvernementale se réunira dans la deuxième quinzaine d'octobre pour donner suite aux propositions que remettra dans les prochaines semaines Louis Gallois.
15h05: Le gouvernement entend mettre en place début 2013 un nouveau mode de financement de la protection sociale qui pèsera moins sur le travail qu'aujourd'hui afin d'améliorer la compétitivité des entreprises et surtout celles exposées à la concurrence étrangère.
14h55: Le Premier ministre à l'adresse des patrons assure que le gouvernement ne compte pas ajouter de nouveaux freins aux entreprises. 
14h45: Le Premier ministre indique que la réforme fiscale àvenir améliorera le financement de l'économie et la compétitivité des entreprises.
14h37: On frise la déclaration d'amour. Le Premier ministre veut mettre l'entreprise au coeur des politiques économiques car elles sont à l'origine  des créations d'emplois et de la croissance. Le locataire de Matignon lance à l'adresse des chefs d'entreprise : « Vous pouvez compter sur le gouvernement».
14h30: «Il faut mettre un terme au décrochage économique de la France», soutient le Premier ministre car «nous sommes à un tournant de l'Histoire».
14h27 : «On ne construit pas l'avenir d'un pays sans discuter avec les entreprises» indique le Premier ministre qui vient avec «un esprit d'ouverture et de confiance» à l'université du Medef. «J'estime les chefs d'entreprises»
14h25: Avant de laisser la parole au premier ministre, Laurence Parisot lance un cri du coeur à ce dernier : «Nous ne faisons pas semblant d'aller mal»
14h13: Le premier ministre vient d'arriver et va bientôt prononcer son discours
13h45: A moins de 30 minutes du discours du Premier ministre, notre envoyée spéciale est aller prendre le pouls des patrons sur leurs attentes à l'égard du chef du gouvernement. Pour Quentin Desurmont, PDG de Peplum, spécialiste du voyage sur mesure, jusqu'ici «Jean-Marc Ayrault n'a fait qu'envoyer des messages contradictoires. C'est hallucinant et pas du tout favorable à un climat d'apaisement. Il faut que chaque parole officielle soit cohérente avec l'objectif de créer de l'emploi. Pour résorber le chômage, il faut aider les jeunes entreprises car ce sont les seules aujourd'hui qui sont crééatrices d'emplois».

Pour Bernard Machavoine, vice-président du Medef Bourgogone, «le discours de Jean-Marc Ayrault est vraiment un symbole. Le gouvernement donne vraiment l'impression de découvrir ce qu'est l'entreprise. J'attends de voir comment il va traduire cette compréhension».
12h55: Demandez le programme! Les enjeux de l'Université d'été du Medef sont à lire par ici.
12h30: Avant de se rendre à l'université d'été, La patronne des patrons, Laurence Parisot s'est invité dans le débat sur les prix de l'essence. Selon elle, les mesures annoncées par le gouvernement pour les faire baisser vont nuire aux finances publiques et aux distributeurs. «Ca ne peut être qu'une solution provisoire qui permet d'avoir un peu d'air, un temps pour respirer», a-t-elle déclaré sur France 2. Pour contrer l'effet de la hausse des carburants sur les ménages, Parisot appelle à «investir massivement» dans la recherche sur les moteurs moins gourmands et les énergies nouvelles. A ce titre, «il ne faut pas interdire le débat comme certains voudraient le faire à gauche comme à droite» sur les gaz de schiste, une source d'hydrocarbures potentielles dont l'exploitation est risquée pour l'environnement aux dires de leurs opposants.
12h10: A deux heures de l'ouverture de l'Université d'été du Medef, Jean-Luc Mélenchon sonne la charge. Il fustige le déplacement du premier ministre qui prendra la parole à partir de 14h15. «Aller faire des risettes au Medef, ça ne je suis pas d'accord», a déclaré le dirigeant du Front de gauche sur France Info. «On ne discute pas avec le chef d'état-major de la réaction qu'est (la présidente du Medef) Laurence Parisot».

Une première. Pour l'ouverture de son université d'été, le Medef se paye le locataire de Matignon. Du jamais vu. Jean-Marc Ayrault ouvre le bal de ses trois jours de débat ou pas moins de 10 ministres feront le déplacement au moment où le patronat presse le gouvernement de diminuer le coût du travail. Suivez en live cette première journée avec l'intervention en direct du Premier ministre dès 14h15, les reportages de notre envoyée spéciale sur place ainsi que toutes les réactions pour cette rentrée sociale qui s'annonce agitée.