Royaume-Uni: Le vice-Premier ministre britannique veut taxer davantage les riches

avec AFP

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Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg a proposé mercredi de taxer davantage les riches par souci de justice, dans une tentative de se démarquer de ses alliés conservateurs alors qu'un remaniement gouvernemental se profile.
Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg a proposé mercredi de taxer davantage les riches par souci de justice, dans une tentative de se démarquer de ses alliés conservateurs alors qu'un remaniement gouvernemental se profile. — Carl Court afp.com

Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg a proposé mercredi de taxer davantage les riches par souci de justice, dans une tentative de se démarquer de ses alliés conservateurs alors qu'un remaniement gouvernemental se profile.

«Si nous voulons rester une société unie et prospère, les gens considérablement riches doivent verser une contribution supplémentaire», déclare dans un entretien au Guardian Clegg, chef des libéraux-démocrates, parti centriste allié des tories au sein du gouvernement de David Cameron.

Réduire le déficit sous le signe de la «justice»

Une «contribution limitée» à «l'effort national», alors que le Royaume-Uni, retombé en récession en début d'année, est engagé dans une «guerre économique». L'idée de Clegg est de taxer le patrimoine et non les revenus, le numéro deux du gouvernement n'ayant aucune intention de revenir sur la baisse controversée du seuil d'imposition le plus élevé de 50% à 45% annoncé en mars.

«Si nous devons demander aux gens plus de sacrifices sur une période plus longue (...) alors nous devons être sûrs qu'ils voient que cela est fait de la façon la plus juste et la plus progressive possible», dit encore le chef des lib-dem. «Fier» de certaines mesures adoptées jusqu'à présent, il estime toutefois que le gouvernement doit désormais placer la réduction du déficit sous le signe de la «justice».

«Si nous ne le faisons pas, je ne pense pas que le processus puisse être socialement ou politiquement acceptable», prévient-il. Cette proposition de Clegg fait partie d'une volonté des libéraux-démocrates de se démarquer des conservateurs alors qu'un remaniement gouvernemental se profile sur fond de baisse de la popularité du gouvernement et en particulier du ministre des Finances, le conservateur George Osborne, artisan du plan d'austérité. «C'est le moment où nous pouvons nous affirmer davantage», insiste Clegg.