La Grèce espère faire taire les critiques après l'offensive charme de Samaras

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La Grèce, qui cherche à restaurer sa crédibilité, espère que l'offensive de charme du Premier ministre Antonis Samaras à Berlin et à Paris va faire taire les critiques au moment où le pays s'active pour obtenir un sursis afin de redresser ses comptes publics.
La Grèce, qui cherche à restaurer sa crédibilité, espère que l'offensive de charme du Premier ministre Antonis Samaras à Berlin et à Paris va faire taire les critiques au moment où le pays s'active pour obtenir un sursis afin de redresser ses comptes publics. — Bertrand Langlois afp.com

La Grèce, qui cherche à restaurer sa crédibilité, espère que l'offensive de charme du Premier ministre Antonis Samaras à Berlin et à Paris va faire taire les critiques au moment où le pays s'active pour obtenir un sursis afin de redresser ses comptes publics.

En une semaine, Antonis Samaras a rencontré tour à tour la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande et le chef de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, pour assurer que son gouvernement honorerait ses engagements envers ses créanciers (UE, BCE et FMI).

«J'aimerais croire que ces rencontres nous ont permis de lentement renverser le climat de défiance vis-à-vis de notre nation», a déclaré Antonis Samaras dimanche à la radio NET. «Je dis bien "lentement" car tout le monde nous demande des preuves quant aux changements engagés. Cet effort se poursuivra», a ajouté le chef du gouvernement, qui a pris ses fonctions en juin après une nouvelle crise politique en Grèce.

«Cesser de parler d'une sortie de la Grèce de la zone euro»

«Le principal but était de dire "vous avez un interlocuteur crédible" et qu'un nouveau départ a été pris», a quant à lui estimé le commentateur politique Panagiotis Panagiotou sur la chaîne de télévision publique grecque NET. «Et deuxièmement, de cesser de parler d'une sortie de la Grèce de la zone euro.»

Samedi, la France avait demandé à la Grèce de démontrer sa «crédibilité» sur ses engagements de redressement budgétaire, sans clairement prendre position sur une requête d'Athènes en vue d'obtenir un délai supplémentaire de deux ans, jusqu'en 2016, pour réaliser ses objectifs.

Comme Angela Merkel la veille, François Hollande a répété que les partenaires européens de la Grèce attendraient le rapport de la troïka des créanciers avant que l'Europe ne fasse «ce qu'elle doit» faire pour aider davantage le pays, entré dans sa cinquième année consécutive de récession. Ce rapport, qui est déterminant pour le versement des aides promises à Athènes, est attendu pour octobre.