L'industrie pétrolière ne veut pas payer pour le blocage des prix à la pompe

CARBURANT La réduction des taxes est le seul moyen d'y arriver selon elle...

M.B. avec Reuters

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Illustration pompe à essence.
Illustration pompe à essence. — GILLES VARELA/20 MINUTES

L'industrie pétrolière monte au créneau. Pour le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip),  le gel des prix des carburants envisagé par le gouvernement ne pourra se faire que par le biais des taxes, les marges du secteur étant trop faibles.

«Le problème, ce n'est pas que c'est une bonne ou une mauvaise décision, a estimé Jean-Louis Schilansky sur BFM TV. Le problème, c'est comment le faire. La seule façon de le faire, c'est de jouer sur les taxes.» Du raffinage à la distribution, les marges du secteur ne sont que de 20 centimes par litre et d'un centime seulement pour la distribution, a-t-il ajouté en brandissant la menace d'un «risque d'approvisionnement» du marché français si le gouvernement choisissait d'utiliser ces marges.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, n'a pas exclu un blocage temporaire des prix des carburants dans les prochaines semaines si ceux-ci continuent à augmenter. Il a annoncé le 8 août qu'une mission allait se pencher sur la formation et la transparence des prix des carburants, ce qui semble indiquer que la piste des marges est privilégiée.

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Agir sur les taxes, comme le propose l'Ufip, représenterait un défi pour le gouvernement, puisqu'un manque à gagner de 10 centimes par litre représenterait une perte de recettes de 4 milliards d'euros par an au moment où l'exécutif doit trouver 33 milliards d'euros pour boucler son budget 2013.

François Hollande avait proposé pendant la campagne présidentielle de bloquer les prix des carburants pendant une période de trois mois. Mais ce blocage n'avait finalement pas été mis en oeuvre en raison d'une baisse des cours du pétrole. Cependant, les prix des carburants se sont mis à augmenter en juin, du fait de l'augmentation du baril de brent et d'une dépréciation de l'euro par rapport au dollar.

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