L'Irak pose un ultimatum à Total concernant son contrat avec le Kurdistan

avec AFP

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Total a annoncé mercredi avoir démarré l'extraction d'un gisement de gaz à condensats (contenant également du pétrole) au large de l'Indonésie, deux mois plus tôt que prévu, une bonne nouvelle pour sa production mondiale d'hydrocarbures, plombée cette année par divers problèmes.
Total a annoncé mercredi avoir démarré l'extraction d'un gisement de gaz à condensats (contenant également du pétrole) au large de l'Indonésie, deux mois plus tôt que prévu, une bonne nouvelle pour sa production mondiale d'hydrocarbures, plombée cette année par divers problèmes. — Fred Dufour afp.com

L'Irak a posé dimanche un ultimatum au géant pétrolier français Total, sommé de rompre ses liens avec la région autonome du Kurdistan irakien (nord) ou de vendre ses parts dans un champ pétrolier majeur dans le sud de l'Irak.

Le vice-Premier ministre irakien chargé de l'Energie, Hussein al-Chahristani, a également affirmé à l'AFP que Bagdad pourrait offrir aux compagnies pétrolières étrangères des contrats plus lucratifs, admettant que de récentes enchères pour l'attribution de contrats d'exploration n'avaient pas donné les résultats souhaités. «Pour clore cette affaire, il a été demandé (à Total) de se retirer du champ pétrolier de Helfaya (sud), en lui donnant la possibilité de vendre sa part à d'autres sociétés, ou bien de rompre son contrat avec le Kurdistan», a expliqué le vice-Premier ministre.

Infraction de la loi irakienne

«Total a annoncé qu'il avait signé des contrats au Kurdistan et à cause de cela, le ministère du Pétrole lui a dit qu'il enfreignait la loi irakienne», a souligné M. Chahristani. «S'il met fin à son contrat avec le Kurdistan, il peut exploiter le champ d'Halfaya», a-t-il ajouté. Il n'a pas précisé le délai fixé à Total pour prendre une décision.

Le Kurdistan a signé des dizaines de contrats pétroliers avec des compagnies étrangères sans l'approbation de Bagdad, qui exige que ce type de négociations passe par son ministère du Pétrole et considère comme illégal tout contrat conclu en dehors de ce circuit. Total avait indiqué le 31 juillet avoir signé un accord lui permettant de prendre part à l'exploration pétrolière au Kurdistan irakien.

En juin, le gouvernement irakien avait pourtant prévenu les compagnies françaises que tout contrat avec Bagdad serait annulé si elles signaient d'autres contrats avec des autorités locales ou régionales.