Espagne: La banque de défaisance exigée par Bruxelles sera lancée le 24 août

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Le gouvernement espagnol approuvera le 24 août les "lignes générales" de la structure de défaisance ou "bad bank" imposée en échange du plan européen d'aide à ses banques, qui pourra aller jusqu'à cent milliards d'euros, a annoncé dimanche le ministre de l'Economie Luis de Guindos.
Le gouvernement espagnol approuvera le 24 août les "lignes générales" de la structure de défaisance ou "bad bank" imposée en échange du plan européen d'aide à ses banques, qui pourra aller jusqu'à cent milliards d'euros, a annoncé dimanche le ministre de l'Economie Luis de Guindos. — Pierre-Philippe Marcou afp.com

Le gouvernement espagnol approuvera le 24 août les «lignes générales» de la structure de défaisance ou «bad bank» imposée en échange du plan européen d'aide à ses banques, qui pourra aller jusqu'à cent milliards d'euros, a annoncé ce dimanche le ministre de l'Economie Luis de Guindos dans un entretien accordé au journal ABC.

Le ministre explique qu'à cette date, «le gouvernement approuvera un décret où seront développés la majorité des engagements établis dans le MoU», le mémorandum sur l'aide aux banques signé avec ses partenaires de la zone euro fin juillet. «On y trouvera les lignes générales de fonctionnement des sociétés de gestion d'actifs, appelées communément "mauvaises banques"», explique-t-il.

Audit à la rentrée

Le décret lancera également «une nouvelle régulation de la commercialisation de produits complexes, comme les participations préférentielles», des produits risqués qui ont été vendus à des centaines de milliers de petits épargnants en Espagne. La zone euro a offert en juin une ligne de crédit qui pourra s'élever jusqu'à cent milliards d'euros pour renflouer les banques espagnoles en difficulté.

Les montants précis dont elles auront besoin seront connus après la publication d'un audit à la rentrée. En contrepartie, la zone euro a imposé à l'Espagne des conditions strictes qui se concentrent sur le secteur financier, dont la création d'une "bad bank" et le renforcement de la régulation et de la supervision bancaire.