L'usine de l'Américain Freescale à Toulouse s'est définitivement arrêtée

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Il y aura moins de 400 lettres de licenciements selon la direction, 572 selon la CGT, syndicat majoritaire dans l'atelier qui va fermer, qui ne cache pas sa déception face à "l'absence de solution" proposée par le gouvernement.
Il y aura moins de 400 lettres de licenciements selon la direction, 572 selon la CGT, syndicat majoritaire dans l'atelier qui va fermer, qui ne cache pas sa déception face à "l'absence de solution" proposée par le gouvernement. — Eric Cabanis afp.com

L'usine de l'américain Freescale à Toulouse s'est discrètement arrêtée cette semaine, devançant la date prévue pour la fermeture définitive de ce site qui emploie plus de 500 personnes, ont indiqué les syndicats et la direction ce jeudi. Cet arrêt d'activité ne surprend personne. La direction du fabricant américain de semi-conducteurs Freescale (ex-Motorola) avait annoncé dès le 22 avril 2009 son intention de fermer l'atelier de fabrication de galettes de silicium de Toulouse, jugé obsolète, et de licencier les salariés, au nombre de 821 à l'époque. Elle se donnait alors jusqu'à fin 2011.

Malgré la mobilisation du personnel dans les mois qui ont suivi cette annonce, malgré les tentatives de la dernière chance menées par la CGT, l'arrêt de l'activité paraissait depuis des mois être devenu inéluctable. La direction, les partenaires sociaux et les institutions concentraient leurs efforts sur le reclassement. Après plusieurs reports, la fermeture avait été fixée au 10 août.

Les salariés peuvent rester chez eux depuis mardi soir

L'arrivée d'un nouveau gouvernement avait suscité un ultime semblant d'espoir. Mais la mission confiée à un conseiller du ministre du Redressement productif pour essayer de maintenir l'activité s'était soldée par un échec mi-juillet. Sans attendre le 10 août et depuis un comité d'entreprise vendredi, les salariés peuvent rester chez eux depuis mardi soir, ont indiqué les syndicats et la direction. «Il n'y avait plus rien à faire à l'usine, c'était humainement pénible», dit Serge Ramos, délégué Force Ouvrière.

Quatre cents lettres de licenciement devraient partir, comme prévu, le 10 août. Une centaine d'autres partiront plus tard pour les salariés chargés du démontage et les salariés protégés comme les représentants du personnel. Freescale maintient à Toulouse son activité de Recherche et développement, qui emploie environ 500 personnes.