Travail illégal: 7,3% des entreprises concernées en 2011

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Quelque 7,3% des entreprises frauderaient la Sécurité Sociale en ne déclarant pas un employé ou la totalité de son activité, un chiffre "du même ordre de grandeur" que celui observé en 2010, selon le rapport annuel de l'Acoss, la banque de la sécurité sociale.
Quelque 7,3% des entreprises frauderaient la Sécurité Sociale en ne déclarant pas un employé ou la totalité de son activité, un chiffre "du même ordre de grandeur" que celui observé en 2010, selon le rapport annuel de l'Acoss, la banque de la sécurité sociale. — Emilien Cancet afp.com

Quelque 7,3% des entreprises frauderaient la Sécurité Sociale en ne déclarant pas un employé ou la totalité de son activité, un chiffre "du même ordre de grandeur" que celui observé en 2010, selon le rapport annuel de l'Acoss, la banque de la sécurité sociale. Réalisés depuis 2005, les contrôles aléatoires menés par le réseau des Urssaf ont concerné en 2011 un échantillon élargi à plusieurs secteurs d'activité, selon une nouvelle méthodologie. Mais ils présentent l'inconvénient d'exclure notamment le BTP, secteur très touché par le travail au noir.

Au terme de plus de 4.000 contrôles et l'audition de quelque 13.400 salariés, l'Acoss met en évidence un taux national de fraudes détectées de 7,3% des établissements contrôlés et un taux de dissimulation de 2,4% des salariés. "Ces taux sont du même ordre de grandeur que ceux observés lors de la campagne conduite en 2010 dans une partie du secteur du commerce de détail non alimentaire, respectivement 6,9% et 2,6%", souligne l'Acoss.

"En 2011, les redressements opérés par les Urssaf se sont élevés à 220 millions d'euros", représentant "une forte augmentation par rapport à 2010", souligne par ailleurs Pierre Ricordeau, directeur de l'Acoss, cité dans ce rapport mis en ligne cette semaine. L'augmentation des redressements de cotisations liés au travail dissimulé dépasse 18% sur un an, selon les statistiques de l'Acoss."La nouvelle méthodologie permet d'apprendre beaucoup sur le profil des salariés et les secteurs d'activités", affirme-t-on à l'Acoss.

Mauvais élève, le secteur des hôtels, cafés et restaurants est le plus concerné par ces fraudes: presque 6% des salariés seraient employés illégalement. Ils sont talonnés par le commerce de détail alimentaire et les salons de coiffure. A contrario, dans les secteurs de la banque et de l'assurance, comme dans l'industrie ou la santé, les taux de travail dissimulé sont inférieurs à 1%. En termes d'âges, les seniors et les plus jeunes sont les plus touchés par le travail illégal. Les plus de 60 ans représentent 21,4% des dissimulations redressées. Les moins de 18 ans, 8%.