Etats-Unis: la Fed dévoile sa stratégie pour soutenir l'économie américaine

ECONOMIE La Banque centrale des Etats-Unis (Fed) dira, à l'issue de deux jours de réunion de son comité monétaire, si elle juge nécessaire d'engager de nouvelles mesures de soutien à une économie américaine atone...

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La Banque centrale des Etats-Unis (Fed) dira mercredi, à l'issue de deux jours de réunion de son comité monétaire, si elle juge nécessaire d'engager de nouvelles mesures de soutien à une économie américaine atone.
La Banque centrale des Etats-Unis (Fed) dira mercredi, à l'issue de deux jours de réunion de son comité monétaire, si elle juge nécessaire d'engager de nouvelles mesures de soutien à une économie américaine atone. — Chip Somodevilla afp.com

Réunis depuis mardi à Washington, les douze membres de ce comité (FOMC) dévoileront leur décision aux alentours de 18H15 GMT, sous le regard attentif des marchés et à la veille de la réunion jeudi du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), attendue au tournant sur la crise de l'eurozone.

Pour soutenir une économie américaine au ralenti, la Fed s'est plusieurs fois dit prête à agir et dispose d'un éventail très large dans lequel elle a déjà beaucoup puisé.

Selon l'avis le plus partagé par les analystes, elle ne devrait toutefois pas engager de mesures d'envergure mercredi et devrait attendre d'en savoir plus sur l'évolution de la conjoncture avant d'agir, le cas échéant, lors de la prochaine réunion du FOMC en septembre.

Lors de sa dernière réunion fin juin, ce comité avait annoncé le maintien "au moins jusqu'en 2014" du taux directeur de la Fed à un taux quasi nul, et prolongé jusqu'à la fin de l'année le programme d'échange d'obligations baptisé "Twist", censé s'achever en juin et portant sur 647 milliards de dollars.

Le comité pourrait décider mercredi d'étendre encore la durée de vie de ces programmes.

Plus hypothétiquement, la Fed pourrait s'engager dans une troisième phase "d'assouplissement monétaire", une opération de rachat direct d'obligations qui revient à injecter massivement des liquidités sur le marché dans l'espoir de desserrer le crédit.

En 2008 et 2010, elle avait ainsi au total acquis pour 2.300 milliards d'obligations du Trésor et de titres émis par les organismes de refinancement hypothécaire parapublics.

La plupart des économistes jugent toutefois peu probable que la Fed s'engage mercredi dans un nouveau cycle d'injection de liquidités qui risquerait de nourrir l'inflation, alors que les chiffres de la croissance américaine au deuxième trimestre (+1,5% en rythme annualisé) ont été moins mauvais qu'attendu.