Deutsche Bank annonce un plan d'économies et parle enfin du Libor

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Le géant bancaire allemand Deutsche Bank a annoncé mardi un vaste plan d'économies de 3 milliards d'euros prévoyant la suppression de 1.900 postes, essentiellement en dehors de l'Allemagne, pour s'adapter à un environnement de marché de plus en plus difficile.
Le géant bancaire allemand Deutsche Bank a annoncé mardi un vaste plan d'économies de 3 milliards d'euros prévoyant la suppression de 1.900 postes, essentiellement en dehors de l'Allemagne, pour s'adapter à un environnement de marché de plus en plus difficile. — Daniel Roland afp.com

Deutsche Bank a annoncé mardi un plan d'économies de 3 milliards d'euros prévoyant la suppression de 1.900 postes, principalement dans sa division de banque d'investissement, et a reconnu une implication de quelques-uns de ses employés dans le scandale du Libor. Sur les 1.900 postes condamnés, 1.500 le seront dans la banque d'investissement, la principale division du groupe pilotée depuis Londres, qui est aussi la plus sensible aux retournements de conjoncture. Le gros des suppressions de postes devra être réalisé d'ici la fin de l'année. Ces suppressions de postes devront permettre de dégager des économies de coûts de 350 millions d'euros. Et l'intégration de Postbank, déjà en cours, devrait permettre de dégager 500 millions d'euros d'économies sur le total de 3 milliards d'euros.

Deutsche Bank s'est aussi exprimé mardi pour la première fois officiellement sur la manipulation du taux de prêt interbancaire Libor. Le groupe a confirmé que quelques-uns de ses employés "n'ont pas respecté les règles" de la banque et avaient "agi de leur propre chef", selon les premiers éléments d'une enquête interne.

Deux de ses employés soupçonnés d'avoir participé d'une manière ou d'une autre à la manipulation du Libor, énorme scandale financier qui a touché de plein fouet la banque britannique Barclays mais qui inquiète aussi d'autres grandes banques internationales, ont été suspendus dès 2011, selon les médias. Un porte-parole interrogé par l'AFP a confirmé que les deux employés mentionnés par la presse ne faisaient plus partie du groupe, sans pouvoir en dire davantage.

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