La Bundesbank reste opposée au programme de rachat de dette publique

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La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole.
La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole. — Wolfgang Kumm afp.com

La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole. "Notre opinion n'a pas changé concernant le programme SMP", nom de cette mesure adoptée en mai 2010, a déclaré le porte-parole, ajoutant qu'aux yeux de la BCE elle était "problématique".

La Bundesbank n'a cessé de critiquer ce programme depuis son adoption, jugeant qu'il revenait à financer les Etats et contrevenait ainsi au statut de la BCE. En revanche, la Bundesbank estime "non problématique" que le fonds de secours européen temporaire, le FESF, puisse racheter de la dette publique car le FESF "n'est pas une banque centrale", a ajouté le porte-parole.

L'institution monétaire allemande est toutefois contre l'idée d'attribuer une licence bancaire au FESF ou à son futur successeur le MES, qui lui permettrait d'aller se refinancer auprès de la BCE et donc d'augmenter très sensiblement sa puissance d'action, considérant à nouveau que cela conduirait aussi à faire financer les déficits publics par la BCE. Cette prise de position intervient au lendemain d'une déclaration à Londres du président de la BCE Mario Draghi qui s'est dit prêt "à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro", y compris en intervenant sur le marché obligataire. M. Draghi n'a pas précisé plus avant les intentions de la BCE mais, selon les économistes, son action pourrait passer par la reprise de ses achats de dette publique interrompus depuis quasiment mi-février, ou par l'octroi d'une licence bancaire au FESF et au MES afin qu'ils puissent venir emprunter à ses guichets.