UE: Paris n'a pas demandé d'application immédiate des accords du sommet

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"C'est hallucinant", rétorque M. Cazeneuve. "Il n'y a pas eu de démarche commune avec l'Italie et l'Espagne. Je n'ai pas demandé d'application immédiate des accords. On suit les décisions prises au sommet européen et on travaille dessus", a-t-il déclaré, interrogé par l'AFP.
"C'est hallucinant", rétorque M. Cazeneuve. "Il n'y a pas eu de démarche commune avec l'Italie et l'Espagne. Je n'ai pas demandé d'application immédiate des accords. On suit les décisions prises au sommet européen et on travaille dessus", a-t-il déclaré, interrogé par l'AFP. — Georges Gobet afp.com

Le ministre français des Affaires européennes Bernard Cazeneuve a indiqué à l'AFP ne pas avoir demandé avec ses collègues espagnol et italien une "application immédiate" des accords du sommet de Bruxelles fin juin, comme l'affirme mardi un communiqué espagnol.

"Il n'y a pas eu de démarche commune avec l'Italie et l'Espagne. Je n'ai pas demandé d'application immédiate des accords. On suit les décisions prises au sommet européen et on travaille dessus", a-t-il déclaré, interrogé par l'AFP.

Un communiqué publié sur le site du ministère des Affaires étrangères espagnol indique que les ministres des Affaires européennes de l'Espagne, de l'Italie et de la France ont demandé mardi à Bruxelles "l'application immédiate des accords" du dernier sommet européen.

"Cela n'a aucun sens d'affirmer cela. Cela n'a pas été évoqué entre nous", a ajouté M Cazeneuve.

Alors que "la rapidité est une condition essentielle du succès de toute initiative européenne", "il y a un décalage préoccupant entre la décision qu'a prise le Conseil européen et l'application de ces accords", affirme le secrétaire d'Etat espagnol pour l'Union européenne Estado Mendez de Vigo dans ce communiqué.

A l'issue du sommet européen des 28 et 29 juin, Rome et Madrid ont notamment obtenu que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son remplaçant, le Mécanisme européen de stabilité (MES), puissent recapitaliser directement les banques en difficulté sans alourdir la dette du pays.

Mais il reste encore des inconnues, en particulier quant au lancement du MES, pare-feu permanent de la zone euro, et à son fonctionnement, alors que l'Allemagne refuse une mutualisation de la dette.

Le MES a pris du retard et ne sera pas sur pied avant fin septembre au mieux, car la Cour constitutionnelle allemande doit se prononcer le 12 septembre sur cet instrument doté d'une capacité de prêt de 500 milliards d'euros.