Doux: Le gouvernement obtient des «avancées réelles» pour le site de Quimper

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Une quinzaine d'offres de reprise du groupe volailler Doux ont été déposées mardi auprès du tribunal de commerce de Quimper qui les examinera vendredi et définira l'avenir de ce groupe pour lequel travaillent 3.400 salariés, 800 éleveurs ainsi que des transporteurs et sous-traitants.
Une quinzaine d'offres de reprise du groupe volailler Doux ont été déposées mardi auprès du tribunal de commerce de Quimper qui les examinera vendredi et définira l'avenir de ce groupe pour lequel travaillent 3.400 salariés, 800 éleveurs ainsi que des transporteurs et sous-traitants. — Bertrand Guay afp.com

Le gouvernement français a obtenu "des avancées réelles" de la part du consortium à l'origine de la principale offre de reprise du volailler Doux en redressement judiciaire "pour garantir la pérennité du site de Quimper", a déclaré le ministre délégué à l'agroalimentaire Guillaume Garot.

"Nous avons obtenu que des avances réelles soient apportées par le consortium" bâti autour de Sofiprotéol, l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales, a-t-il affirmé mardi devant les députés à l'Assemblée nationale. Ces avancées sont notamment destinées à "garantir la pérennité du site de Quimper", mais également à "diminuer de près de 800 le nombre des emplois supprimés", dont le ministre a rappelé "qu'ils étaient près de 2.000 au départ", sur un total de 3.400 emplois. Une centaine de salariés de l'usine Père Dodu, qui appartient au groupe volailler, ont bloqué lundi l'entrée du site à Quimper, pour alerter sur leur sort à deux jours de la date limite de dépôt des offres de reprise définitives du groupe.

Le tribunal de commerce de Quimper doit examiner vendredi les offres de reprise du groupe Doux, placé en redressement judiciaire le 1er juin. Les syndicats craignent entre 1.500 et 2.000 licenciements quels que soient les repreneurs. Le groupe est également en contrat avec 800 aviculteurs. "Au moment où je vous parle, nous continuons à nous battre pour les sites de Pleucadeuc (Morbihan) et Graincourt (Pas-de-Calais)", a ajouté M. Garot. "La responsabilité de l'Etat, c'est de peser, de peser pour améliorer les offres qui ont été déposées, soit par le consortium autour de Sofiprotéol soit par Charles Doux lui-même", a poursuivi le ministre. "C'est ce que nous avons fait sans relâche depuis des semaines avec Arnaud Montebourg (ministre du Redressement productif, NDLR), Stéphane Le Foll (ministre de l'Agriculture, NDLR), dans un dialogue exigeant avec chacun des interlocuteurs concernés, sans exclusive", a indiqué M. Garot.