Madrid, Rome et Paris exigent l'application immédiate des accords du sommet européen

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"L'Espagne, l'Italie et la France exigent l'application immédiate des accords" du sommet européen de fin juin qui propose notamment d'élargir l'intervention des fonds de secours auprès des pays en difficultés, dans un communiqué commun publié mardi.
"L'Espagne, l'Italie et la France exigent l'application immédiate des accords" du sommet européen de fin juin qui propose notamment d'élargir l'intervention des fonds de secours auprès des pays en difficultés, dans un communiqué commun publié mardi. — Jussi Nukari afp.com

L'Espagne, l'Italie et la France "exigent l'application immédiate des accords" du sommet européen de fin juin qui propose notamment d'élargir l'intervention des fonds de secours en faveur des pays en difficultés, dans un communiqué commun publié mardi. Alors que "la rapidité est une condition essentielle du succès de toute initiative européenne", "il y a un décalage préoccupant entre la décision qu'a prise le Conseil européen et l'application de ces accords", affirme le secrétaire d'Etat espagnol pour l'Union européenne Estado Mendez de Vigo, cité dans ce texte, sans plus de précision.

A l'issue du sommet européen des 28 et 29 juin, Rome et Madrid ont notamment obtenu que le fonds européen de stabilité financière (FESF) et son remplaçant, le mécanisme européen de stabilité (MES), puissent recapitaliser directement les banques en difficulté sans alourdir la dette du pays. Mais il reste encore des inconnues, qui concernent en particulier le lancement du MES, pare-feu permanent de la zone euro, et son fonctionnement, alors que l'Allemagne refuse toute mutualisation de la dette.

Le MES a pris du retard et ne sera pas sur pied avant fin septembre au mieux, car la Cour constitutionnelle allemande doit se prononcer le 12 septembre sur cet instrument doté d'une capacité de prêt de 500 milliards d'euros. En attendant, la zone euro doit faire avec le fonds de secours existant, le FESF, qui dispose d'environ 200 milliards d'euros. Une somme jugée insuffisante pour "sauver" un pays comme l'Italie, lestée par une dette colossale, ou pour prêter à l'Espagne. "S'il faut intervenir massivement en août, il y a un problème", admettait récemment un diplomate européen.