Faux espionnage chez Renault: Un ex-responsable sécurité mis en examen

© 2012 AFP

— 

Le titre Renault s'inscrivait vendredi matin en tête des hausses du CAC 40 (+5,34%), au lendemain de l'annonce de ventes record au troisième trimestre et la confirmation de ses objectifs sur l'année.
Le titre Renault s'inscrivait vendredi matin en tête des hausses du CAC 40 (+5,34%), au lendemain de l'annonce de ventes record au troisième trimestre et la confirmation de ses objectifs sur l'année. — Eric Piermont afp.com

Un ex-cadre du service de sécurité de Renault, Marc Tixador, a été mis en examen lundi dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'affaire de faux espionnage qui avait touché le constructeur automobile début 2011, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, Me Jean-Pierre Versini.

Escroquerie en bande organisée

Marc Tixador a été mis en examen pour introduction frauduleuse dans un système de traitement de données.

Dominique Gevrey, ex-responsable de la sécurité de Renault, a déjà été mis en examen dans cette affaire pour escroquerie en bande organisée. Il est soupçonné d'avoir contribué à une escroquerie au renseignement en faisant accuser à tort d'espionnage industriel trois cadres de Renault, qui avaient été licenciés avant d'être innocentés.

Le scandale de faux espionnage, qui avait éclaté en janvier, s'était conclu quatre mois plus tard par la démission du numéro deux de Renault, Patrick Pélata, et le débarquement de six autres responsables et l'indemnisation des trois cadres licenciés à tort.

Le service de sécurité du constructeur avait été décapité, avec les départs de son directeur, Rémi Pagnie, de Dominique Gevrey et Marc Tixador.

Mystérieuse source

Dominique Gevrey a toujours assuré avoir agi de bonne foi en étant en contact avec une mystérieuse source, supposée avoir été à l'origine des accusations d'espionnage contre les trois cadres.

Marc Tixador s'était défendu en assurant avoir averti ses supérieurs que les informations que Dominique Gevrey affirmait avoir obtenues d'un informateur anonyme ne constituaient pas des «preuves et qu'il valait mieux saisir la DCRI pour qu'elle les vérifie».

«Ils ne m'ont pas entendu», avait déclaré Marc Tixador à la presse, ajoutant que «Carlos Ghosn souhaitait le plus grand secret autour de cette affaire».