PSA: Montebourg reçoit le patron après avoir entendu les syndicats

AUTOMOBILE Philippe Varin est convoqué mercredi soir par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui s'est déjà entretenu mardi avec les organisations syndicales...

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Le patron de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, est convoqué mercredi soir par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui s'est déjà entretenu mardi avec les organisations syndicales.
Le patron de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, est convoqué mercredi soir par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui s'est déjà entretenu mardi avec les organisations syndicales. — Eric Piermont afp.com

Le rendez-vous est prévu à 18h30 à Bercy. Les deux hommes s'étaient déjà vu au ministère il y a un peu moins d'un mois pour parler des projets de PSA pour ses activités en France.

Entretemps, le premier constructeur automobile français a officialisé ses projets: suppression de 8.000 postes en France, après les 1.900 déjà annoncés à l'automne dernier et fermeture d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Ce plan est jugé «inacceptable en l'état» par le gouvernement. Le président de la République François Hollande a demandé au groupe privé de le renégocier et a même accusé sa direction de «mensonge».

«Toutes les alternatives» déjà étudiées par PSA

Philippe Varin a dit, dans un entretien au Monde daté de mercredi, comprendre la réaction de François Hollande et s'est voulu rassurant.

Mais sur le fond, sa position n'a pas changé d'un iota. «Nous avons examiné toutes les alternatives» à la fermeture d'Aulnay, qui emploie 3.000 salariés et que PSA s'engage à réindustrialiser, répète l'industriel.

«Il n'y aura pas de licenciements secs», redit-il aussi, bien qu'un document interne que s'est procuré l'AFP montre que si le groupe ne trouve pas suffisamment de volontaires au départ, une phase de licenciement collectif pour motif économique sera ouverte.

Bercy veut un «reformatage» de «tout ce qui nous paraîtra abusif»

Arnaud Montebourg lui a répliqué, quelques heures après la parution de l'interview, que «notre maître-mot est donc la négociation, le recalibrage, le reformatage pour tout ce qui nous paraîtra abusif». Il a aussi annoncé vouloir rencontrer l'actionnaire principal du groupe, la famille Peugeot, pour parler de la situation actuelle.

L'engagement du ministre a plus ou moins convaincu les syndicalistes qu'il a reçu mardi. «Je sors de plus en plus convaincu que c'est aux salariés de se mobiliser», a tempêté Jean-Pierre Mercier, leader CGT à l'usine PSA d'Aulnay. Il reproche à Arnaud Montebourg de vouloir seulement «limiter les dégâts du plan social».

Franck Don de la CFTC a dit attendre le résultat de l'audit de l'expert mandaté par le gouvernement, dont les conclusions finales sont attendues pour septembre. Le gouvernement «ne peut pas à mon sens obliger le groupe à faire quoi que ce soit», a-t-il dit.