EN DIRECT. 8.000 emplois supprimés à PSA: Le gouvernement n'accepte pas le plan

Bertrand de Volontat et Mathieu Bruckmüller (avec agences)

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PSA Peugeot Citroën annonce l'arrêt en 2014 de la production de véhicules à l'usine d'Aulnay (Seine-Daint-Denis), où travaillent plus de 3.000 salariés tout en maintenant "la vocation industrielle" du site, selon un communiqué publié jeudi.
PSA Peugeot Citroën annonce l'arrêt en 2014 de la production de véhicules à l'usine d'Aulnay (Seine-Daint-Denis), où travaillent plus de 3.000 salariés tout en maintenant "la vocation industrielle" du site, selon un communiqué publié jeudi. — Pierre Verdy afp.com

 

18h00: Le titre de PSA termine cette journée dramatique par une perte de 1,74% à 7 euros. Ce live est désormais terminé. Merci à toutes et à tous pour votre participation. Voici, en rappel, les papiers réalisés par la rédaction de 20 Minutes suite à la décision du constructeur de supprimmer 8.000 postes en France :
-Stupeur et colère à Aulnay
-Aulnay-sous-Bois redoute la voie de garage
-Pourquoi PSA va si mal
-PSA: Le premier grand test social du gouvernement
-Sous le choc, la classe politique presse le gouvernement d'agir


17h15: La fermeture d'Aunay est ,à n'en pas douter, le premier gros test social du nouveau gouvernement. Voici notre décryptage.
17h00: Malgré le coup de massue, les salariés d'Aulnay garde la tête haute. Des réactions en vidéo.








16h45: C'est la débandade pour le titre de PSA. A moins d'une heure de la clôture, il perd 2,45% après avoir gagné plus de 3% ce matin. Les investisseurs ne semblent pas rassurés par les mesures drastiques de la direction prises ce matin. Depuis un an, la valeur a chuté de 77% ! «Le suivi dans les mois à venir de l’exécution des mesures qui seront annoncées ce matin sera donc déterminant. L’amélioration de la structure de coûts relayée par la montée en puissance des synergies dégagées dans le cadre de l’alliance avec GM aurait un impact très favorable sur le titre. Dans le cas contraire, l’avenir du groupe serait clairement compromis et le cours de bourse n’aurait plus grande signification», avertit un analyste d'Oddo securities.
15h30: Arnaud Montebourg donne de la voix. Devant le Sénat, il a déclaré «Nous n'acceptons pas en l'état le plan» présenté par PSA. Cependant, il n'a pas précisé les moyens de pression que le gouvernement pourrait faire jouer sur le groupe privé. De son côté, la Commission européenne s'est dit prête à examiner avec les autorités françaises des demandes de soutien à l'emploi soit sur la base du Fonds européen de mondialisation soit sur la base du Fonds social européen pour aider les personnes licenciées à trouver un nouveau travail. Pour sa part, la SNCF pourrait recruter des personnes licenciées de PSA, a déclaré le patron Guillaume Pépy, soit des électriciens, des mécaniciens ou des spécialistes de l'ingénierie.
14h45: Les investisseurs ne semblent pas favorablement impressionnés par les coupes drastiques décidées ce matin par PSA. Le titre qui a perdu plus de 76% à la Bourse de Paris depuis un an est en baisse de 0,06% à 14h45. Ce matin, il grimpait de 3,5%.
14h30: Ce matin, le patron de PSA, au cours d'une conférence de presse, a justifié la décision de supprimer 8.000 emplois. Voici en vidéo les réactions de la classe politique.








14h25: Malgré la décision de PSA de supprimer 8.000 emplois dans l'hexagone, les Français croient toujours en l'avenir de la production automobile en France. Selon un sondage OpinionWay pour LCI, mené les 10 et 11 juillet, 62% des sondés répondent par l'affirmative contre 37% par la négative. Et vous, qu'en pensez-vous? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.
13h55: Le ministère du Redressement productif et la préfecture d'Ile-de-France ont démenti la convocation dans l'après-midi d'une réunion avec Pôle emploi sur PSA, annoncée par une source syndicale du service public de l'emploi.
12h55: Pour le nouveau patron des Verts, Pascal Durand, cela fait des années que le gouvernement ne fait rien pour l'automobile. Sa réaction en vidéo.








12h35: La CFDT de Rennes appelle au sein d'un communiqué à une marche intersyndicale contre la direction. 
12h33: De notre envoyée spéciale à Aulnay en compagnie de Mohamed K., secrétaire du syndicat Sud: 
«Nous avons été trompés par la direction. La guerre est déclarée. Il n'y a aucune eprspective d'emplois dans le 93 (Seine Saint-Denis), l'Etat doit intervenir. C'est une catastrophe pour certaines familles qui travaillent à 5 ou 6 membres chez PSA.» 
 12h24: Faurecia ne sera pas affecté
«La fermeture de l'usine d'Aulnay n'aura pas de conséquence significative pour Faurecia - c'est une quasi certitude. Peugeot ne réduit pas sa production en fermant une usine, elle réduit sa capacité de production», a fait valoir Yann Delabrière, le PDG de l'équipementier, en marge d'une conférence de l'industrie automobile.
De notre envoyée spéciale à Aulnay en compagnie d'un salarié depuis 10 ans: «On ne veut pas perdre espoir». 
Ali K., employé depuis 10 ans à l'usine d'Aulnay-sous-Bois, déclarent: «Ce sont des voleurs car ils perçoivent des subventions pour les véhicules. Ces gens là n'aiment pas la France. Malgré la mise en place de la cellule psychologique, il y aura des divorces et des suicides. On ne veut pas perdre espoir.»
12h00: Le maire ne laissera pas PSA faire n'importe quoi (de notre envoyée spéciale à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis)
«Nous soutenons les employés et nous ne laisserons pas PSA faire n'importe quoi, prévient  Gérard Ségura, le maire d'Aulnay-sous-Bois. La ville se souvient de la précédente saignée des années 1980. PSA ne peut pas et licencier et continuer à exploiter des terrains».
11h47: L'usine est au ralenti selon la direction, et arrêtée selon la CGT.
11h40:  PSA: Un nouveau modèle produit à Rennes
Le directeur industriel de PSA Peugeot Citroën, Denis Martin, a pris jeudi «l'engagement d'un nouveau véhicule à Rennes en 2016», alors que le site breton va être durement touché par les suppressions de postes annoncées par le constructeur automobile.
11h35: Les réactions de Bernard Thibault, le patron de la CGT, sont à écouter par ici.
11h25: Pour Le Pen, l'Etat doit monter au capital de PSA
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé aujourd'hui «un plan national de soutien» à la filière automobile, suggérant que l'Etat «(monte) au capital de PSA», après que le constructeur a annoncé la suppression de 8.000 emplois en France et l'arrêt de la production dans son usine.
11h20: Pierre Laurent (PCF): Le gouvernement se doit «de s'opposer au plan» de PSA
11h17: La direction prévoit 6.500 départs nets sur les 8.000 annoncés. 1.500 des 3.000 employés d'Aulnay seront par ailleurs reconvertis et transférés sur le site de Poissy où ils remplaceront les salariés en interim qui ne seront progressivement pas renouvelés. 
11h15: Abasourdis, les salariés du site d'Aulnay ne vont pas reprendre le travail aujourd'hui. «C’est vraiment le choc. (…) Les salariés sont laminés, certains pleurent, il y a des réactions excessives. C’est vraiment difficile. (…) Vu l’état dans lequel chacun se trouve, on a décidé de ne pas reprendre le travail aujourd’hui, de marquer le coup pour que la direction comprenne que nous sommes solidaires, que nous voulons garder nos emplois.Je ne crois pas la direction (sur sa volonté de ne « laisser personne sur le bord du terrain »). La direction cela fait un an qu’elle nous ment, qu’elle nous dit que la fermeture d’Aulnay ce n’est pas d’actualité, et là cela tombe avant les vacances. Franchement nous sommes tous laminés. Et à même pas 15 jours des congés nous avons le moral dans les chaussettes», souligne Tania Susset, la secrétaire du comité d'entreprise, interrogée par BFM TV.
11h15: La droite et la gauche s'écharpent sur la situation de PSA (vidéo).








11h00: Varin promet de n'abandonner personne
Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën , Philippe Varin , a promis aujourd'hui que «personne ne sera laissé au bord du chemin» alors que le constructeur automobile vient d'annoncer la suppression de 8.000 emplois en France et qu'il va arrêter la production de l'usine d'Aulnay en 2014.
10h55: Hamon s'insurge contre les «saignées» dans l'industrie
Le ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon a estimé ce matin qu'il était «insupportable de voir ces saignées dans l'emploi industriel», après l'annonce de la suppression de 8.000 emplois en France par PSA Peugeot Citroën.
10h46:  Pour Philippe Varin,  le plan de restructuration était la seule voie possible
Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, a déclaré jeudi que le plan de restructuration des activités françaises présenté ce jour était la seule voie possible pour assurer l'avenir du constructeur automobile. «Une entrée de l'Etat au capital n'est pas à l'ordre du jour, a-t-il également dit. Le groupe est face à un tsunami commercial en Europe», nous rapporte notre envoyée spéciale présente à la conférence.
10h43: PSA précise que ce plan s'ajoute au plan de novembre qui prévoyait la suppression de 1.900 postes, portant le total à 9.900 emplois. A ce jour, 70% de ces 1.900 ont quitté le groupe.
10h37: A Rennes, un coup de massue
Un responsable de la CFE/CGC de l'usine de Rennes-La Janais, Didier Picard, a évoqué aujourd'hui  un «coup de massue pour le site de Rennes» après l'annonce par le constructeur PSA de la suppression de 1.400 postes sur un total de 5.600 salariés de l'usine.
10h30: Le plan de soutien, c'est maintenant
Le plan de soutien  à la filière automobile sera présenté dès le 25 juillet par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé jeudi Jean-Marc Ayrault, après l'annonce de 8.000 suppressions de postes supplémentaires chez PSA Peugeot Citroën.
10h00: Montebourg, l'homme de la situation?
Le ministre du Redressement productif a été reçu jeudi matin durant environ une heure à Matignon par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. «Nous attendons l'expression du président de Peugeot et ensuite il y aura un communiqué», a simplement déclaré à la presse Arnaud Montebourg, à l'issue de cet entretien.
9h30: Bourse: Le titre de PSA s'inscrit en forte hausse jeudi matin à la Bourse de Paris. La valeur s'envolait de 3,46% à 7,39 euros, à 9h10. Elle signait ainsi la seconde plus forte progression de la cote, dans un marché en recul de 0,57%.

PSA Peugeot Citroën annonce l'arrêt en 2014 de la production de véhicules à l'usine d'Aulnay (Seine-Daint-Denis), où travaillent plus de 3.000 salariés tout en maintenant «la vocation industrielle» du site, selon un communiqué publié ce jeudi. Un expert du gouvernement se prononcera sous 15 jours sur la pertinence de cette décision

«Un séisme»

Pour la CGT, «la guerre est déclarée». Selon Bernard Thibault, il s'agit d'un «séisme». La CFTC du groupe condamnant des décisions «dramatiques».

Pour Jean-François Copé, la «cote d'alerte est dépassée». «Je suis extrêmement préoccupé par cette annonce, a-t-il dit sur France Info. Il faut que le gouvernement sache que dans ce domaine, l'opposition au nom (de laquelle) je m'exprime ce matin, sera à ses côtés (du gouvernement) s'il s'agit d'assumer enfin que la priorité absolue pour notre pays, c'est la compétitivité de notre industrie».

Au total, PSA annonce qu'il va supprimer 8.000 emplois en France, les sites d'Aulnay et de Rennes étant les plus touchés. Le constructeur indique qu'il va travailler au «recentrage de la production en région parisienne sur Poissy» (Yvelines). Le groupe PSA Peugeot Citroën a annoncé jeudi qu'il avait enregistré une perte nette au premier semestre dont le montant n'a pas été précisé, plombé par les mauvaises performances de sa division automobile.

Le constructeur français s'attend à une perte opérationnelle courante de l'ordre de 700 millions d'euros pour sa branche automobile à cause d'une dégradation de la conjoncture, selon un communiqué. Il table à présent sur une baisse du marché européen dans son ensemble de 8% cette année et de 10% en ce qui le concerne.

Revitalisation à Rennes

Le groupe prévoit notamment un dispositif de «revitalisation» du site vers des activités liées à l'automobile pour en maintenir la vocation industrielle, sans plus de précision. PSA compte ainsi supprimer 1.400 emplois dans son usine de Rennes (Ile-et-Vilaine), qui compte un effectif total de 5.600 personnes, dans le cadre d'une réduction de la capacité du site.

«La production du site de Rennes, dédiée aux Peugeot 508 et Citroën C5 et C6, est affectée par la baisse du marché européen des grandes berlines», a expliqué PSA dans son communiqué. «Une réorganisation, en ligne avec les volumes de production prévisibles, est donc indispensable avant l'affectation d'un nouveau modèle et des investissements qui y sont liés.»

L'alliance annoncée fin février entre PSA et le groupe américain General Motors pourrait également modifier les ambitions de PSA sur le segment des grandes routières.

En mai dernier, le directeur de l'usine de Rennes avait évoqué l'hypothèse d'un transfert de la production des grandes voitures du groupe chez son nouveau partenaire en Allemagne, en échange de modèles plus compacts.Pour réduire ses coûts, PSA va également supprimer 3.600 emplois de structure - administration, recherche et développement et commerce - par départs volontaires sur l'ensemble de ses sites français.