France Télécom: Le nombre de départs non remplacés fixé «avant la fin de l'année»

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Le directeur des ressources humaines de France Télécom-Orange, Bruno Mettling, a indiqué que le volume des départs non remplacés au sein du groupe, qui emploie 100.000 personnes en France, pour s'"adapter" au contexte actuel serait fixé "avant la fin de l'année".
Le directeur des ressources humaines de France Télécom-Orange, Bruno Mettling, a indiqué que le volume des départs non remplacés au sein du groupe, qui emploie 100.000 personnes en France, pour s'"adapter" au contexte actuel serait fixé "avant la fin de l'année". — Damien Meyer afp.com

Le directeur des ressources humaines de France Télécom-Orange, Bruno Mettling, a indiqué que le volume des départs non remplacés au sein du groupe, qui emploie 100.000 personnes en France, pour s'«adapter» au contexte actuel serait fixé «avant la fin de l'année».

Quelque 2.000 salariés quittent le groupe chaque année. Ce nombre de départs va monter en puissance pour atteindre quelque 6.000 départs annuels dans les années 2020. Selon Bruno Mettling, d'ici cette date, 30.000 départs sont attendus.

«Nous ne recruterons pas au même rythme que les trois dernières années, nous devons nous adapter», a indiqué Bruno Mettling, précisant que le «rythme n'est pas encore établi et qu'il le sera «avant la fin de l'année».

«Il portera sans doute sur les trois prochaines années», a précisé le DRH, lors d'une rencontre avec la presse portant sur la présentation d'un baromètre social réalisé par le groupe tous les six mois.

«Le volume de recrutement est très clairement la manière dont nous allons adapter l'emploi», a insisté Bruno Mettling, relevant que le groupe a «une pyramide des âges qui fait que nous allons connaître un volume de départs en retraite importants».

Quelque 2.000 salariés quittent le groupe chaque année. Ce nombre de départs va monter en puissance pour atteindre quelque 6.000 départs annuels dans les années 2020. Selon Bruno Mettling, d'ici cette date, 30.000 départs sont attendus.

«Nous avons une entreprise qui peut, avec le volume des recrutements qu'elle fait, adapter le nombre d'emplois sans remettre en cause la situation des collaborateurs», a insisté Bruno Mettling.

Le PDG de France Télécom, Stéphane Richard, avait affirmé la semaine dernière que le groupe devait «s'adapter sans brutalité» à «l'environnement difficile» créé par la crise et la nouvelle concurrence de Free Mobile, reconnaissant notamment que tous les départs ne seraient pas remplacés.

Les deux autres opérateurs historiques, SFR et Bouygues Telecom, employant chacun quelque 10.000 salariés, ont annoncé des plans de départs volontaires, pour s'adapter à l'arrivée de ce concurrent.

Au printemps, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) avait estimé que l'arrivée de Free pourrait détruire jusqu'à 10.000 emplois chez ses concurrents, tandis que la fédération FO a de son côté parlé de 30.000 à 60.000 emplois directs ou indirects menacés.