Samsonite: Un an et deux ans ferme en appel pour les repreneurs

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La cour d'appel de Paris a confirmé vendredi les peines de un an et deux ans de prison ferme infligées en première instance aux deux repreneurs de l'usine Samsonite de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), pour avoir sciemment provoqué la faillite de l'entreprise en 2007.
La cour d'appel de Paris a confirmé vendredi les peines de un an et deux ans de prison ferme infligées en première instance aux deux repreneurs de l'usine Samsonite de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), pour avoir sciemment provoqué la faillite de l'entreprise en 2007. — Denis Charlet afp.com

La cour d'appel de Paris confirme les peines de un an et deux ans de prison ferme infligées en première instance aux deux repreneurs de l'usine Samsonite de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), pour avoir sciemment provoqué la faillite de l'entreprise en 2007. Comme en juin 2009, l'ancien secrétaire général de l'usine Samsonite, Jean-Michel Goulletquer, écope de trois ans de prison, dont deux ferme, et l'ancien PDG, Jean-Jacques Aurel, de trois ans dont un ferme pour avoir provoqué la banqueroute de l'usine, en détournant quelque 2,5 millions d'euros. La cour confirme également la condamnation de Olivier Walter, un ancien directeur financier de Delsey devenu consultant, à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, Tous trois devront solidairement payer, au titre des dommages et intérêts, la somme de 2,5 millions qu'on leur reproche d'avoir détournée.

Lors de l'audience, au mois de mai, l'avocat général avait appelé à "ne pas oublier la souffrance des 200 salariés qui, aujourd'hui, vivent pour la plupart dans la précarité, 80% d'entre eux n'ayant pas retrouvé de travail" après la liquidation de l'entreprise en 2007. Aucun n'était présent au prononcé de l'arrêt par la cour. A l'été 2005, le bagagiste américain Samsonite avait cédé pour un euro symbolique son usine à une structure dénommée HB Group. Rebaptisée Energy Plast, l'usine devait se reconvertir dans la fabrication de panneaux photovoltaïques. Les repreneurs avaient en outre reçu 5 millions d'euros d'aide de Samsonite pour le projet de reconversion. Il prévoyait la fabrication de panneaux photovoltaïques mais aucun n'avait été produit. En février 2007, les repreneurs avaient été contraints de liquider l'affaire et de licencier les 205 salariés.