Bronfman junior veut racheter «son» Universal

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Il avait vendu son empire à Jean-Marie Messier et s’en mord toujours les doigts. Après avoir obtenu la tête de « J2M », Edgar Bronfman junior veut maintenant récupérer ce qu’il reste de son bien. C’est le dernier épisode de la saga Vivendi. Ou plus exactement Vivendi Universal, depuis ce 20 juin 2000 où le clan Bronfman a uni la destinée de son groupe, Seagram – les studios Universal, la maison de disques du même nom... –, à celle de l’ex-Compagnie générale des eaux. Un mariage pour le meilleur, côté Messier, et pour le pire, côté canadien. Devenus premiers actionnaires de la multinationale, avec 5 % du capital, les Bronfman souffriront lourdement de sa chute en Bourse. Les projets d’Edgar junior ont donc un petit parfum de revanche. Vice-président en titre du conseil d’administration de Vivendi, il tente actuellement de réunir une coalition d’investisseurs pour reprendre « son » Universal. Jean-René Fourtou doit ainsi compter avec un nouveau candidat au rachat des filiales américaines, évaluées à 15 milliards de dollars. Deux magnats des médias, John Malone et Barry Diller, et un industriel du pétrole, Marvin Davis, sont déjà sur les rangs. F. K.