L'Unedic sollicite les services du privé

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AFP TV

Le privé serait-il plus efficace que l'ANPE pour placer les chômeurs ? L'Unedic a confirmé hier l'extension du rôle des sociétés privées, qui ont suivi 7 000 demandeurs d'emploi en 2005. A terme, 40 000 volontaires risquant d'être au chômage pour une longue durée seront concernés. L'australien Ingeus ou les français Altedia ou BPI revendiquent des taux de placement de 33 à 55 % au bout de six mois, contre 48 % pour l'ANPE avec des moyens comparables.

Mais les critiques sont nombreuses. « Aucune évaluation n'a été menée pour voir ce que seraient devenus ces chômeurs sans ces cabinets », estime le chercheur Bruno Crépon, qui a travaillé sur le sujet. « On focalise à tort sur le débat public-privé, ajoute Carole Tuchszirer, de l'Institut de recherches économiques et sociales, ces acteurs interviennent déjà depuis des années dans le reclassement des licenciés économiques. En réalité, la réussite dépend de la coordination du travail des opérateurs privés et publics. » Reste le coût de ces interventions, de 3 000 à 5 000 e par personne. Une facture salée que l'Unedic voudrait réduire.

A. B.