«Colombiana» sauve la mise d'EuropaCorp

CINEMA Les tribulations de la belle Colombienne ont permis au studio de cinéma fondé par Luc besson de revenir dans le vert...

C.P.

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Zoe Saldana dans «Colombiana»
Zoe Saldana dans «Colombiana» — Magali Bragard / 2011 EUROPACORP ? TF1 FILMS PRODUCTION ? GRIVE PRODUCTIONS

Objectif tenu. Après 30 millions d’euros de pertes nettes enregistrés sur son dernier exercice, EuropaCorp vient d’annoncer un retour aux bénéfices.

Sur l’exercice clos au 30 mars 2012, le studio français affiche un recul modéré de son chiffre d’affaires de 6% à 168 millions d’euros et un bénéfice de 0,1 million.

Un redressement réalisé en grande partie par le succès Colombiana d’Olivier Megaton sorti en août 2011 aux Etats-Unis. Une grosse production en langue anglaise qui a «superformé» le marché américain assure Christophe Lambert, le directeur général d’EuropaCorp dans une interview au Figaro.

Pour ce film, le studio a aussi bénéficié d’un accord de distribution plus rémunérateur conclu avec Sony Picture Entertainment, les premières livraisons de Lock out et les royalties de Taken assurant aussi au groupe des recettes confortables.

Recentrage sur les fondamentaux

En 2012-2013, le groupe entend bien continuer à exploiter ce filon des grosses productions internationales en langue anglaise qui lui permettent de générer des ventes importantes à l’étranger, notamment sur le marché nord-américain où ils génèrent 50% de leur box office», estime Christophe Lambert.

Tirant les leçons du passé, le groupe a en revanche totalement mis fin à ses activités de production de films d’animation, trop déficitaires, ainsi qu’à la production de films publicitaires et l’édition littéraire.

Fort de «ce retournement», le patron du studio affiche désormais son optimisme. L’an prochain, il pourra compter sur douze nouveaux films pour gonfler son chiffre d’affaires: parmi eux, quatre grosses productions américaines, dont Malavita de Luc Besson avec Robert de Niro et le second volet de son blockbuster Taken 2, et «quatre films français à fort potentiel commercial», dont L’homme qui rit avec Gérard Depardieu et Mobius avec Jean Dujardin et Cécile de France