Neo Security: Deux offres de reprises déposées en vue de son rachat

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Les groupes Fiducial et Sofinord sont les deux derniers candidats à la reprise de la société de gardiennage en redressement Neo Security, le fonds Caravelle n'ayant pas confirmé son offre lundi auprès du Tribunal de commerce de Paris, a annoncé une source proche du dossier à l'AFP.
Les groupes Fiducial et Sofinord sont les deux derniers candidats à la reprise de la société de gardiennage en redressement Neo Security, le fonds Caravelle n'ayant pas confirmé son offre lundi auprès du Tribunal de commerce de Paris, a annoncé une source proche du dossier à l'AFP. — Jacques Demarthon afp.com

La société de gardiennage Neo Security, en redressement judiciaire, a annoncé jeudi dans un communiqué que deux offres ont été déposées en vue de son rachat. "Dans le cadre de la procédure collective engagée afin de trouver un repreneur pour Neo Security, deux offres ont été reçues", a précisé la société dans un communiqué. "Elles permettent d'ores et déjà d'annoncer que près de 90% des emplois devraient être repris et que la continuité de service pour les clients sera assurée", a-t-elle poursuivi. Contacté par l'AFP, un porte-parole a refusé de donner des précisions sur l'identité des repreneurs et les caractéristiques de leurs offres. Selon une source proche du dossier, le cabinet d'expertise-comptable Fiducial a déposé l'offre "la mieux disante" prévoyant la reprise de plus de 80% des 5.100 employés. Un "autre acteur s'est associé" à cette offre pour reprendre certains contrats de Neo Security, et donc des employés supplémentaires. L'autre offre a été déposée, comme prévu, par le groupe Alyan. Cette holding de l'homme d'affaires Pascal Grizot propose de reprendre la totalité de l'entreprise et 90% de son personnel, a indiqué une seconde source.

Bases assainies

M. Grizot avait confirmé début juin à l'AFP son intérêt pour la société en difficultés, estimant "important" que l'un des véhicules d'investissement de l'Etat "accompagne" son projet de reprise "même (s'il avait) les moyens de le faire seul". Un porte-parole du Fonds stratégique d'investissement (FSI) avait indiqué quelques jours plus tard que le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE), dans lequel le FSI est présent, examinait le dossier. "La réception de ces deux offres à la fois sociales et ambitieuses permet d'envisager une reprise de Neo Security en juillet sur des bases assainies garantissant la totale continuité de nos contrats", a déclaré Jean-Christophe Chwat, président de la société, cité dans le communiqué.

Le repreneur désigné le 16 juillet

Neo Security, entité opérationnelle de la holding Néo Sécurité, s'était déclarée en cessation de paiement afin de bénéficier de la "protection" du tribunal de commerce de Paris en attendant sa reprise. Elle a été placée en redressement judiciaire par cette instance le 18 juin. Les deux offres concurrentes "seront étudiées à partir d'aujourd'hui" jeudi, a indiqué la société, précisant que les candidats ont jusqu'au 11 juillet pour améliorer leur offre. Une audience est prévue devant le tribunal de commerce le 16 juillet pour désigner le repreneur.