L'Europe se fait dicter sa conduite

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Le G20 a officiellement débuté lundi à 23 h, heure française, à Los Cabos (Mexique). Mais ce rendez-vous diplomatique, où se réunissent les chefs d'Etat et de gouvernement des pays riches et émergents, a été lancé bien avant ce coup d'envoi. Depuis plusieurs jours, les déclarations se multiplient. Essentiellement à destination des dirigeants européens. Et non sans pression. « La question n'est plus de savoir quel modèle choisissent les Européens. Il faut simplement qu'ils en choisissent un. Et vite », a ainsi affirmé Robert Zoellick, président de la Banque mondiale. Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, a réclamé « l'adoption définitive de la règle d'or budgétaire ». Le Premier ministre australien et le président sud-coréen ont même rédigé une lettre commune, dans laquelle ils demandent aux Européens de prendre des mesures. Reste que la zone euro a elle aussi des choses à dire. Et même des actions courageuses à présenter. Comme ses efforts pour instaurer une taxe sur les transactions financières, notamment défendue par la France et l'Allemagne. Une taxe qui, au niveau mondial, reste un sujet tabou.