Une nouvelle prime à la casse n'est pas «ce qu'il y a de mieux»

AUTOMOBILE Selon le directeur général de Citroën...

© 2012 AFP

— 

La mise en place d'une nouvelle prime à la casse ne serait pas "ce qu'il y a de mieux" pour relancer les ventes de voitures en Europe, a estimé lundi le directeur général de la marque française Citroën, Frédéric Banzet.
La mise en place d'une nouvelle prime à la casse ne serait pas "ce qu'il y a de mieux" pour relancer les ventes de voitures en Europe, a estimé lundi le directeur général de la marque française Citroën, Frédéric Banzet. — Thomas Kienzle afp.com

La mise en place d'une nouvelle prime à la casse ne serait pas "ce qu'il y a de mieux" pour relancer les ventes de voitures en Europe, a estimé lundi le directeur général de la marque française Citroën, Frédéric Banzet.

"Je ne suis pas sûr que là où en est le marché européen maintenant, alors qu'on a déjà eu des primes à la casse dans plusieurs pays, ça soit ce qu'il y a de mieux", a-t-il dit à quelques journalistes.

"Une prime à la casse a pour effet de gommer un trou très violent du marché, là, on n'est pas dans un trou très violent", a-t-il fait valoir.

Le numéro deux du constructeur français Renault, Carlos Tavares, a fait la semaine dernière un appel du pied aux pouvoirs publics pour "qu'on soutienne le marché français et le marché européen".

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait immédiatement réagi en disant que "le secteur automobile fait l'objet aujourd'hui d'une instruction particulière au ministère" mais en restant flou sur l'éventualité d'une aide.

Les ventes de voitures neuves ont encore décroché de 8,7% en mai dans l'Union européenne, pour le huitième mois consécutif.

Pour l'ensemble de l'année, M. Banzet se montre pessimiste. "Dans l'ambiance économique actuelle, on ne peut pas être optimiste pour le marché européen."

Il a rappelé que le groupe automobile PSA Peugeot Citroën, table sur un marché européen en baisse de 5% sur le continent et de 10% en France.

"Je confirme que c'est -5% au moins (en Europe ndlr) et -10% en France", a déclaré M. Banzet.