L'Espagne n'a pas besoin d'un sauvetage complet de son économie

ECONOMIE Selon le vice-président de la Commission européenne Joaquin Almunia...

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L'Espagne n'a pas besoin de recevoir un plan d'aide complet de ses partenaires européens, au-delà du prêt accordé à ses banques, car "les portes des marchés lui sont ouvertes et vont le rester", a affirmé lundi le vice-président de la Commission européenne Joaquin Almunia.
L'Espagne n'a pas besoin de recevoir un plan d'aide complet de ses partenaires européens, au-delà du prêt accordé à ses banques, car "les portes des marchés lui sont ouvertes et vont le rester", a affirmé lundi le vice-président de la Commission européenne Joaquin Almunia. — Dominique Faget afp.com

L'Espagne n'a pas besoin de recevoir un plan d'aide complet de ses partenaires européens, au-delà du prêt accordé à ses banques, car "les portes des marchés lui sont ouvertes et vont le rester", a affirmé lundi le vice-président de la Commission européenne Joaquin Almunia.

"Je ne l'attends sincèrement pas et je ne le crois pas", a répondu M. Almunia, interrogé par la télévision catalane TV3 sur l'éventualité d'un plan de sauvetage de l'économie espagnole.

"Les portes des marchés lui sont ouvertes et je suis convaincu qu'elle vont le rester", a-t-il affirmé, reconnaissant toutefois que l'Espagne devait payer "un prix élevé" pour se financer.

Après s'être nettement détendu lundi en début de séance, bénéficiant d'un bref répit après la victoire de la droite pro-euro en Grèce, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne a inversé la tendance pour dépasser les 7% et afficher un nouveau record, signe que les craintes sur la zone euro ont repris le dessus. La prime de risque, soit le surcoût que doit payer l'Espagne par rapport à l'Allemagne pour se financer, a même atteint un nouveau record historique à 570 points de base.

"Il est vrai" que l'Espagne "paye un taux d'intérêt pour sa dette plus élevé que nous le voudrions tous", a reconnu lundi M. Almunia avant même ce regain de tension.

"Mais il y a une demande suffisante à chaque" émission obligataire, a-t-il poursuivi, concluant que l'on ne pouvait pas dire que l'Espagne "a des problèmes de financement".

Le Trésor espagnol a prévu deux émissions obligataires cette semaine, mardi et jeudi, attendues comme de véritables tests par les marchés.

Inquiets face à la situation de certaines banques espagnoles très exposées au secteur immobilier sinistré, les pays de la zone euro ont annoncé le 9 juin qu'il concéderaient un prêt pouvant s'élever jusqu'à 100 milliards d'euros aux entités en difficulté.